Paludisme : Des parasites résistants à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande

25 février 2009

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est déclarée mercredi préoccupée par l’apparition de parasites résistants au médicament le plus efficace à l’heure actuelle contre le paludisme, à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, où l’ont craint qu’ils ne se propagent à d’autres régions.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est déclarée mercredi préoccupée par l'apparition de parasites résistants au médicament le plus efficace à l'heure actuelle contre le paludisme, à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, où l'ont craint qu'ils ne se propagent à d'autres régions.

A l'heure actuelle, des thérapies combinées à base d'artémisine (ACT) permettent de guérir la maladie dans 90% des cas. Toutefois, une forme de paludisme résistante pourrait faire reculer les progrès acquis dans la lutte contre la maladie, craint l'OMS.

« Des progrès énormes ont été accomplis ces dix dernières années pour réduire la menace du paludisme, une des principales maladies mortelles », indique un communiqué.

L'OMS espère, grâce à un don de 22,5 millions de dollars de la Fondation Bill & Melinda Gates, contenir les parasites résistants avant qu'ils ne se propagent.

Selon l'OMS, la résistance a le plus de chances d'intervenir lorsque la maladie est traitée à l'aide d'un antibiotique unique (monothérapie) au lieu d'un cocktail d'antibiotiques. L'agence estime urgent de retirer ces monothérapies du marché.

 

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