Première Journée mondiale de la justice sociale sur fond de crise économique

20 février 2009

Sur fond de crise économique et financière, la première Journée mondiale de la justice sociale a été célébrée vendredi pour « souligner l’importance de la justice sociale, impératif éthique censé guider toutes nos activités », selon le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Sur fond de crise économique et financière, la première Journée mondiale de la justice sociale a été célébrée vendredi pour « souligner l'importance de la justice sociale, impératif éthique censé guider toutes nos activités », selon le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

« Pour assurer la stabilité et la prospérité mondiales, il faut garantir à tous un niveau de bien-être acceptable et l'égalité des chances. L'absence de justice sociale devrait nous sembler un outrage à chacun de nous. En cette première célébration, réitérons notre attachement aux principes de la justice sociale et à la recherche assidue de stratégies et de politiques adaptées pour la réaliser », déclare M. Ban dans un message.

Selon lui, la justice sociale reste « malheureusement un rêve inaccessible pour une immense partie de l'humanité ». « La misère, la faim, la discrimination et le déni des droits de l'homme continuent à entacher notre morale. La crise financière mondiale menace encore d'aggraver ces maux », ajoute-t-il.

Il rappelle que « la quête de la justice sociale pour tous est au cœur de la mission mondiale des Nations Unies en faveur du développement et de la dignité humaine ». La Journée mondiale de la justice sociale a été annoncée en 2007 par l'Assemblée générale de l'ONU. L'an dernier également, la Déclaration de l'Organisation internationale du Travail (OIT) sur la justice sociale pour une mondialisation équitable avait été adoptée.

« Il y a des millions de personnes qui travaillent énormément pour promouvoir la justice sociale. Mais peu de progrès ont été faits, » a souligné Thomas Pogge, professeur de philosophie et d'études internationales à l'Université de Yale, lors d'une conférence de presse vendredi au siège des Nations Unies a New York. « Les lois de base qui déterminent l'économie mondiale sont construites sans prendre en compte les populations pauvres. Cela doit changer, » a-t-il ajouté.

A Genève, le Bureau international du Travail (BIT) a organisé un débat sur le thème suivant : « La crise : menace ou opportunité pour la justice sociale ». « L'avenir peut être construit si l'on adopte les bonnes politiques », a dit le directeur général du BIT, Juan Somavia. « Le travail est l'un des principaux facteurs qui déterminent la façon dont les individus vivent le présent et dont ils envisagent l'avenir. Il est un élément clé de la justice sociale », a-t-il ajouté.

 

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