Sri Lanka : L'ONU reste très inquiète pour les civils coincés par les combats

17 février 2009
Des civils tentant de fuir le conflit au Sri Lanka

Les Nations Unies au Sri Lanka ont réitéré lundi leur forte préoccupation concernant le sort de la population civile coincée par les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) dans le nord du pays, à la suite d’informations reçues ces derniers jours.

Les Nations Unies au Sri Lanka ont réitéré lundi leur forte préoccupation concernant le sort de la population civile coincée par les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) dans le nord du pays, à la suite d'informations reçues ces derniers jours.

« Alors que la désignation d'une nouvelle zone sûre a accordé un répit à des dizaines de milliers de civils coincés pendant des semaines par les violents combats qui ont tué et blessé de nombreuses personnes, des informations reçues hier indiquent qu'il y a eu des combats à l'intérieur de cette zone. Ces combats ont tué et blessé davantage de civils », souligne l'équipe de l'ONU dans un communiqué.

« Les Nations Unies appellent les forces sri lankaises et les LTTE à éviter de se battre dans les zones où sont concentrés des civils », ajoute-t-il.

L'ONU constate que les Tigres continuent d'empêcher les gens de partir et des informations indiquent qu'un nombre croissant de gens ayant essayé de fuir ont été blessés par balle et parfois tués. Il y a des indications selon lesquelles, des enfants, certains étant âgés de seulement 14 ans, sont recrutés dans les rangs des LTTE.

Quinze employés des Nations Unies et 75 de leurs dépendants, dont 40 sont des enfants, sont toujours dans la région, alors que les Tigres les empêchent également de partir. 15 de ces enfants ont contracté des maladies respiratoires. L'ONU est également particulièrement préoccupée par le fait qu'un employé aurait été recruté de force par les LTTE.

L'ONU demande aux Tigres de libérer immédiatement cet employé, de renoncer à recruter des civils et d'autoriser les gens qui le souhaitent à partir, particulièrement les femmes et les enfants.

 

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