Zimbabwe : L’épidémie de choléra n’est toujours pas maîtrisée

13 février 2009

L’épidémie de choléra au Zimbabwe apparue au mois d’août 2008 n’est toujours pas maîtrisée, alors que l’on atteint 73.000 cas et 3.524 décès, affirme vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'épidémie de choléra au Zimbabwe apparue au mois d'août 2008 n'est toujours pas maîtrisée, alors que l'on atteint 73.000 cas et 3.524 décès, affirme vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« Il y a un nombre croissant de centres de traitement à travers le pays, mais le risque d'inondations du fait de la saison des pluies rendra l'accès à certaines régions du pays difficile », a souligné la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par un virus. Le bacille provoque une diarrhée pouvant aboutir rapidement à une déshydratation sévère et à la mort du sujet si un traitement n'est pas administré rapidement.

« L'action de la communauté humanitaire reste par ailleurs entravée par l'absence de nourriture et de transports et par le fait que les travailleurs de santé sont sous-payés », a dit la porte-parole.

Selon l'OMS, sur les 73,5 millions de dollars requis pour l'Appel sur le choléra en 2009, l'agence a reçu 21% des sommes demandées.

Le Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) - le fonds d'intervention rapide des Nations Unies - a récemment débloqué 7,8 millions de dollars pour faire face à la situation sanitaire et mettre en place des services d'urgence.

Cette somme devait notamment servir à l'OMS, à hauteur de 2 millions de dollars, pour déployer 12 membres de son personnel supplémentaires dans chacune des 10 provinces du pays et pour renforcer le suivi de la maladie. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) devait notamment, grâce à 3 millions de dollars, mettre en place un projet pour inciter les travailleurs de santé à retourner à leur poste. Mais ces sommes restent insuffisantes.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Zimbabwe : Navi Pillay réclame la restauration de l’Etat de droit

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a souhaité jeudi que le nouveau gouvernement d’unité nationale au Zimbabwe s’efforce immédiatement de restaurer l’Etat de droit et a réitéré son inquiétude concernant les disparitions de responsables de l’opposition, l’utilisation de la torture pour obtenir de faux aveux et les infractions à indépendance du système judicaire.