Colombie : Ban Ki-moon salue la libération d’otages
« La libération cette semaine de six otages détenus par les FARC est une bonne nouvelle et le Secrétaire général espère que d'autres libérations suivront », selon une déclaration transmise par sa porte-parole. M. Ban salue les efforts gouvernementaux et non-gouvernementaux qui ont permis ce dénouement.
« J’apprécie énormément le rôle constructif joué par la société civile colombienne, particulièrement la sénatrice Piedad Cordobain, pour obtenir la libération des otages », a dit pour sa part Mme Pillay dans un communiqué. « Le Comité international de la Croix rouge et le gouvernement du Brésil ont aussi été des acteurs clés et je voudrais encourager le gouvernement de la Colombie à continuer à explorer les moyens de faciliter la libération de toutes les victimes d’enlèvement qui sont encore détenues ».
Parmi les six personnes relâchées cette semaine, on compte trois officiers de police, un soldat et deux responsables politiques, qui étaient détenus depuis deux à huit ans. Le dernier libéré, jeudi soir, était Sigifredo Lopez, un ancien parlementaire local de l’Assemblée de Valle del Cauca, dont 11 collègues ont été tués par les FARC-EP alors qu’ils étaient en captivité.
Ban Ki-moon est également « soulagé de voir parmi ceux qui ont été relâchés l'ancien gouverneur du département de Meta, Alan Jara, qui avait été kidnappé par les FARC en 2001 alors qu'il voyageait à bord d'un véhicule de l'ONU ».
Le Secrétaire général exprime sa solidarité aux nombreuses personnes qui sont toujours détenues contre leur volonté en Colombie. Il appelle les FARC et d'autres groupes à relâcher tous les otages immédiatement.
De son côté, Mme Pillay souligne que, selon le droit international, les groupes armés illégaux doivent libérer immédiatement et sans condition les gens qu’ils ont kidnappés, y compris ceux qu’ils ont pris à des forces adverses lors d’un conflit. Elle ajoute que la prise d’otages systématique et prolongée par des groupes armés illégaux et leur détention dans des conditions inhumaines pourraient être considérées comme un crime contre l’humanité.