FAO : Progrès dans la lutte contre la pêche illégale

3 février 2009
Un port de pêche.

Les représentants de plus de 80 pays ont fait considérablement avancer les négociations en vue d'un accord international juridiquement contraignant visant à refuser l'accès aux ports aux navires pratiquant la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Les représentants de plus de 80 pays ont fait considérablement avancer les négociations en vue d'un accord international juridiquement contraignant visant à refuser l'accès aux ports aux navires pratiquant la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Au bout de cinq jours de négociations présidées par Fabio Hazim (Brésil), qui se sont déroulées la semaine dernière au siège de la FAO à Rome, les grandes lignes d'un accord ou d'un traité international sur les "mesures du ressort de l'Etat du port" pour interdire l'accès aux ports aux navires pratiquant la pêche INN ont été établies.

Une fois que l'accord entrera en vigueur, les navires de pêche qui souhaitent débarquer leurs prises devront demander l'autorisation à des ports désignés à l'avance, en fournissant un certain nombre d'informations sur leurs activités et leur cargaison. Cela permettra aux autorités d'évaluer et de détecter d'éventuelles irrégularités avant l'accostage.

Les réseaux de partage d'informations permettront aux pays de refuser l'accès aux ports à tout navire qui serait soupçonné de pratiquer la pêche INN par d'autres signataires de l'accord ou par des organismes régionaux d'aménagement des pêches.

Les ports d'entrée désignés seront équipés de façon à pouvoir effectuer des inspections à bord des bateaux et intercepter les activités illégales.

Toutefois, les derniers détails de l'accord devront être peaufinés au cours d'un prochain cycle de négociations dont la date reste encore à fixer.

Le point de départ des négociations actuelles a été une décision prise en mars 2007 par 131 pays participant au Comité biennal de la FAO sur les pêches et l'aquaculture. La FAO avait convoqué une Consultation d'experts pour examiner la question en vue d'une première série de négociations qui avaient eu lieu en juin 2008.

Un plan d'action international de lutte contre la pêche INN et un dispositif modèle mis au point par la FAO pour améliorer les mesures de l'Etat du port ont jeté les bases de l'accord du projet de texte à l'étude.

Les "mesures du ressort de l'Etat du port" sont considérées comme un des moyens les plus efficaces de lutte contre la pêche illicite. La pêche sans autorisation, la capture d'espèces protégées, l'utilisation d'engins interdits ou le non-respect des quotas de pêche constituent certaines des infractions les plus fréquentes.

S'il existe des moyens de lutter contre la pêche illégale en mer, ceux-ci sont souvent dispendieux et difficiles à mettre en œuvre, en particulier pour les pays en développement, étant donné l'ampleur des eaux territoriales à couvrir et le coût des technologies requises.

"Un contrôle rigoureux des navires de pêche aux ports où ils débarquent leurs prises, se ravitaillent ou effectuent des réparations permettra aux pays de resserrer les mailles du filet pour intercepter les pirates de la pêche", selon l'expert de la FAO David Doulman.

 

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