L'actualité mondiale Un regard humain

Côte d'Ivoire : Le Conseil de sécurité réduit l'effectif de l'ONUCI

Côte d'Ivoire : Le Conseil de sécurité réduit l'effectif de l'ONUCI

media:entermedia_image:97c13a12-8746-4c43-8dfd-a49f6faae340
Le Conseil de sécurité a décidé mardi de proroger jusqu'au 31 juillet 2009 les mandats de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et des forces françaises qui la soutiennent mais de ramener l'effectif militaire autorisé de l'ONUCI de 8.115 à 7.450 personnels.

Dans la résolution 1865 (2009) adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, le Conseil juge nécessaire cette prorogation notamment pour aider à l'organisation dans le pays d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes. Il a l'intention de réexaminer, d'ici au 31 juillet, les critères proposés par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, en vue d'éventuelles réductions supplémentaires d'effectifs de l'ONUCI.

Le Conseil réaffirme en outre son intention, comme indiqué dans sa résolution 1836 (2008), d'autoriser le Secrétaire général à redéployer selon les besoins des troupes entre la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) et l'ONUCI.

Notant avec préoccupation que l'élection présidentielle prévue le 30 novembre 2008 a été reportée, les membres du Conseil demandent instamment aux acteurs politiques ivoiriens de trouver sans délai un accord sur un calendrier électoral nouveau et réaliste.

Ils demandent instamment au Président de la Commission électorale indépendante de rendre public ce calendrier, qui doit détailler certaines étapes essentielles, comme la publication de la liste électorale, la diffusion des cartes d'électeurs et la date des élections présidentielles.

Le Conseil, qui accueille favorablement la signature, le 22 décembre 2008, par le Président Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, sous les auspices du Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, du quatrième Accord complémentaire de l'Accord politique de Ouagadougou, demande aux parties ivoiriennes, conformément à cet Accord, de progresser pour créer un environnement sûr pour la tenue des élections.

Le Conseil rappelle ainsi qu'en vertu de sa résolution 1842 (2008), il est parfaitement prêt à frapper de sanctions ciblées les personnes dont il sera avéré qu'elles menacent le processus de paix et de réconciliation nationale en Côte d'Ivoire.

Il invite instamment les partis politiques à respecter pleinement le Code de bonne conduite pour les élections qu'ils ont signé sous les auspices du Secrétaire général, et, en particulier, exhorte les autorités ivoiriennes à veiller à permettre en toute équité l'accès aux médias publics. Il appelle aussi toutes les parties ivoiriennes à prendre les mesures voulues pour protéger les civils contre toutes formes de violence sexuelle et souligne combien il importe que la société civile participe de façon inclusive au processus électoral, en éliminant notamment les obstacles qui s'opposent à la pleine participation des femmes à la vie publique.