RDC : La population des villes attaquées par les rebelles de la LRA est traumatisée

6 janvier 2009
Des enfants déplacés à Tadu, dans le nord-est de la RDC, frappé par les attaques sanglantes des rebelles de la LRA.

La population des villes et villages attaquées par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) est traumatisée, a constaté une équipe des Nations Unies lors d'une mission effectuée ce week-end dans cette région de la Province Orientale, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Une attaque menée à Noël par la LRA contre Faradje et ses alentours a causé la mort de plus de 70 personnes et a entraîné le déplacement d'environ 37.000 personnes. La plupart d'entre elles se cachent toujours dans la brousse. Certains déplacés ont rejoint Tadu, à 37 kilomètres au sud de Faradje, où plus de 1.000 personnes déplacées ont déjà été enregistrées, principalement des femmes et des enfants, souligne le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

Selon les déplacés de Faradje et les ONG locales, 225 personnes, dont 160 enfants, ont été enlevées par la LRA et plus de 80 femmes ont été violées. Durant l'attaque suivante survenue ce week-end contre le village Nagero, proche de Faradje, au moins huit personnes ont été tuées et 3.500 autres sont déplacées.

D'après l'équipe des Nations Unies, composée notamment de membres du HCR, les personnes se trouvant dans ce district sont choquées et traumatisées par la brutalité des attaques. L'équipe a trouvé la ville de Faradje pillée et réduite en cendres. Plus de 800 maisons, trois écoles, des bâtiments publics et des dispensaires ont été brûlés. La plupart des habitants de Faradje ont perdu leur récolte annuelle qui a été détruite par le feu.

La population a désespérément besoin de nourriture, d'abri, de médicaments, de vêtements et d'autres articles humanitaires. Mais la région demeure extrêmement instable et l'insécurité est un obstacle majeur pour que le HCR puisse y accéder.

Au cours des semaines passées, la région a été le théâtre d'attaques sanglantes menées par la LRA. Selon les premières estimations, près de 500 civils congolais ont été tués lors de ces attaques, qui ont suivi le lancement d'une opération conjointe des forces armées congolaises, soudanaises et ougandaises contre la LRA le 14 décembre. Les Nations Unies estiment que plus de 50.000 personnes sont déplacées depuis la mi-décembre. Elles s'ajoutent à un autre groupe de 50.000 personnes déplacées lors d'une escalade de violence survenue précédemment, entre septembre et novembre 2008.

 

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