Le choléra continue de se répandre rapidement au Zimbabwe, selon l'OCHA

19 décembre 2008

La grave épidémie de choléra qui frappe le Zimbabwe continue de se répandre à grande vitesse, notamment dans de nouveaux quartiers de la capitale Harare – une situation qui pourrait empirer avec la saison des pluies alors que cette maladie est liée à l'eau, affirme vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

La grave épidémie de choléra qui frappe le Zimbabwe continue de se répandre à grande vitesse, notamment dans de nouveaux quartiers de la capitale Harare – une situation qui pourrait empirer avec la saison des pluies alors que cette maladie est liée à l'eau, affirme vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par un virus. Le bacille provoque une diarrhée pouvant aboutir rapidement à une déshydratation sévère et à la mort du sujet si un traitement n'est pas administré rapidement.

« Les facteurs qui contribuent à la diffusion de la maladie sont des problèmes d'accès à l'eau et aux toilettes, notamment dans les zones rurales reculées, la faiblesse des services de santé et une grève du personnel de santé, sans compter le fait que ceux qui veulent travailler ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail parce qu'ils ne peuvent pas obtenir leur salaire de leur banque », souligne l'OCHA.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) distribue des incitations financières au personnel médical et des fournitures permettant de traiter 50.000 personnes ont déjà été acheminées à Harare, précise le communiqué.

Les interventions humanitaires ont déjà permis de réduire le nombre de nouveaux cas par jour de 300 à 20 à Beitbridge, à la frontière entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, John Holmes, a appelé les donateurs à maintenir leur soutien à ces opérations.

Il reste des besoins importants notamment en matière de distribution d'eau potable dans les centres de santé et les zones résidentielles. Il faut également améliorer le signalement de la maladie, son suivi et son évaluation et l'achat de davantage de traitements contre le choléra et de fluides intraveineux.

Alors que selon l'OMS une épidémie de choléra est considérée comme « sous contrôle » lorsque le taux de mortalité est de 1%, certains quartiers de Harare subissent des taux de 10% ou plus, ainsi qu'à Chegutu Urban, à 100 kilomètres au sud d'Harare, où 30% des personnes infectées depuis le 24 novembre sont mortes.

 

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