Corne de l'Afrique : Les pirates arrêtés devraient être jugés dans la région - ONUDC

16 décembre 2008
La communauté internationale lutte contre les pirates au large de la Somalie.

Dans le cadre de propositions pour combattre la piraterie, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime a suggéré mardi de traduire en justice les pirates interceptés au large de la Corne de l'Afrique.

Dans le cadre de propositions pour combattre la piraterie, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime a suggéré mardi de traduire en justice les pirates interceptés au large de la Corne de l'Afrique.

« On ne peut pas jeter les pirates par dessus bord ou les forcer à sauter d'une planche », a déclaré le chef de l'ONUDC, Antonio Maria Costa. « Il faut les traduire en justice ».

Selon l'ONUDC, l'idéal serait que les pirates soient traduits en justice dans leur pays d'origine ou dans le pays d'immatriculation du bateau qui les a saisis. Cependant cela les renverrait à la justice somalienne, qui n'est pas fonctionnelle ou à celles du Libéria, du Panama et des Iles Marshall, qui sont à des milliers de kilomètres et qui ne souhaitent pas supporter ce poids.

Autre option, les envoyer dans les pays qui les ont arrêtés, en général l'Union européenne, les Etats-Unis ou l'Inde. Mais il y aurait alors un délai important avant un quelconque jugement.

Une troisième option plus réaliste serait que les pirates soient arrêtés par des policiers locaux à bord de bateaux, comme c'est déjà le cas dans les Caraïbes à propos des trafiquants de drogue, et qu'ils soient jugés dans la région.

L'ONUDC encourage les pays de la région, dont Djibouti, le Kenya, la Tanzanie et le Yémen à conclure un accord spécial sur cette question et à déployer des policiers.

Cela nécessite de renforcer le système judiciaire de ces pays pour qu'ils puissent enquêter et juger ces cas de manière efficace, selon l'agence des Nations Unies.

Selon l'ONUDC, cette approche a permis de réduire de moitié les attaques de pirates, depuis 2004, dans le détroit de Malacca, grâce à un accord entre l'Indonésie, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande.

 

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