Le potentiel de la construction 'verte' reste inexploité, selon le PNUE

10 décembre 2008

Le potentiel énorme du secteur du bâtiment et de la construction dans le combat contre le changement climatique reste virtuellement inexploité, selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Le potentiel énorme du secteur du bâtiment et de la construction dans le combat contre le changement climatique reste virtuellement inexploité, selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

Une réduction des émissions de gaz à effet de serre de près de 30% par rapport aux niveaux de référence dans les bâtiments résidentiels et commerciaux peut être atteinte d'ici à 2030 à un coût net négatif, d'après les résultats de plus de 80 études à travers le monde citées dans ce rapport.

Des économies considérables sont possibles en traitant les émissions de bâtiments existants tout en concevant de nouveaux bâtiments incluant le solaire passif et actif, des systèmes de chauffage et de climatisation à faible consommation d'énergie et des appareils éco-énergétiques.

Or, alors que les bâtiments sont responsables d'un tiers des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, en octobre 2008 dix seulement des quelques 4.000 projets en cours dans le cadre du Mécanisme de développement propre (MDP) cherchaient à réduire la consommation d'énergie dans la construction, selon un communiqué du PNUE.

Principal outil international fondé sur le marché du carbone du Protocole de Kyoto, le Mécanisme de développement propre permet à un pays industrialisé de financer des projets visant à réduire dans un pays du Sud les émissions de gaz à effet de serre. En contrepartie, l'investisseur obtient des crédits d'émissions.

« L'environnement construit est au centre de la croissance et de l'économie mondiale vertes, en termes d'emplois verts, d'innovation, d'un monde plus efficient en ressources et de l'opportunité pour les citoyens et les communautés d'adopter un mode de vie à faibles, voire à zéro, émissions », a dit le Secrétaire général adjoint de l'ONU et directeur exécutif du PNUE Achim Steiner.

Les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments à travers le monde vont augmenter en flèche pendant les deux prochaines décennies, principalement à cause du boom de la construction en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Estimées à 8,6 milliards de tonnes en 2004, les émissions de GES liées aux bâtiments pourraient presque doubler d'ici 2030 pour atteindre 15,6 milliards de tonnes dans le scénario de forte croissance, d'après le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

En même temps, les technologies actuellement commercialisées permettent de réduire de moitié la consommation d'énergie tant dans les nouveaux que dans les anciens bâtiments sans investissement significatif, dit le rapport du PNUE.

 

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