Ban Ki-moon appelle à rendre la Convention contre la corruption applicable partout

9 décembre 2008

Derrière la crise économique mondiale, il y a une autre crise cachée, celle de la corruption, qui coûte des milliards de dollars par an, a regretté mardi le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a appelé à rendre applicable partout la Convention des Nations Unies sur ce thème.

« Tous les ans, dans le monde en développement, des milliards de dollars qui devraient aller aux soins de santé, à l'éducation, à l'eau potable et aux infrastructures disparaissent dans les méandres de la corruption et d'autres méfaits », a déclaré le Secrétaire général à l'occasion de la Journée internationale de la lutte contre la corruption, célébrée le 9 décembre.

« La corruption sape la fourniture des services essentiels et freine la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Elle porte atteinte aux droits fondamentaux des populations », a-t-il insisté.

La Convention des Nations Unies contre la corruption, entrée en vigueur en décembre 2005, comporte des mesures fortes destinées à renforcer l'intégrité, applicables au secteur public comme au secteur privé.

« Il est urgent qu'elle devienne la norme au niveau mondial et qu'elle soit mise en œuvre. J'attends avec impatience la création du mécanisme robuste que la prochaine conférence des États parties devrait adopter, qui permettra de passer en revue l'état de la mise en œuvre de la Convention », a dit le Secrétaire général.

Selon lui, la crise financière mondiale rend nécessaire l'augmentation des réglementations. Lorsque la Convention sera appliquée, le secret bancaire ne sera plus un obstacle à la restitution des avoirs volés. D'ores et déjà, la Banque mondiale et l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime engrangent des résultats appréciables, en aidant les États à récupérer leurs avoirs, dans le cadre de l'Initiative pour la restitution des avoirs volés.

« Mais ce ne sont pas seulement les États et les institutions qui doivent redoubler d'efforts pour faire reculer la corruption et renforcer l'intégrité. La corruption nous touche tous. Elle affaiblit la démocratie, sape l'état de droit et permet aux terroristes de financer leur œuvre ignoble », a déclaré le Secrétaire général.

« En cette Journée internationale, faisons chacun notre part afin que l'intégrité soit renforcée, que les règles soient respectées et que ce fléau mondial recule. Comme le dit l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime dans sa campagne anticorruption, votre « non » compte », a-t-il ajouté.

 

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