Frustration à l'égard du Myanmar à l'issue d'une réunion de l'ONU

5 décembre 2008

Le Groupe des amis du Secrétaire général de l'ONU sur le Myanmar s'est réuni vendredi à huis-clos au siège de l'ONU à New York pour discuter de l'évolution de la situation dans le pays et de la mission de bons offices menée par le conseiller spécial du Secrétaire général, Ibrahim Gambari.

« Mes bons offices ne sont pas une fin en soit et ne sont pas une justification pour l'inaction. Toutes les parties doivent faire un effort », a dit le Secrétaire général à l'issue de la conférence.

Il s'agissait notamment de faire le bilan des actions prises par le gouvernement depuis un appel lancé fin septembre à New York, par le Groupe des amis du Myanmar établi en décembre 2007. L'appel visait à ce que le gouvernement birman travaille plus étroitement avec la mission de bons offices de l'ONU « pour répondre aux principaux sujets de préoccupation de la communauté internationale, particulièrement la libération des prisonniers politiques, dont Daw Aung San Suu Kyi, et le lancement d'un dialogue entre le gouvernement et l'opposition ».

Dans un rapport publié en octobre, Ban Ki-moon avait estimé que le manque de résultats tangibles sur la question des droits de l'homme au Myanmar était une source de frustration. « Bien que l'esprit de coopération entre le Myanmar et l'ONU se soit amélioré au cours de ces derniers mois, grâce notamment aux visites du Secrétaire général et de son Conseiller spécial, Ibrahim Gambari, le fait que les autorités du Myanmar n'aient pas encore pris de mesures probantes à même de produire des résultats tangibles [...] demeure une source de frustration », notait le rapport.

Hier encore, sa porte-parole Michèle Montas soulignait que le Secrétaire général ne se déplacerait pas dans le pays comme il avait été envisagé à moins que des progrès notables ne soient constatés dans le pays.

Ibrahim Gambari s'est déjà rendu à trois reprises dans ce pays, en novembre 2007, mars 2008 et août 2008.

En novembre, cinq experts des Nations Unies ont fermement condamné les lourdes peines de prison et les procès injustes qui ont frappé des prisonniers de conscience au Myanmar. Après un an de détention arbitraire, des dizaines d'individus qui avaient été arrêtés en liaison avec des manifestations pacifiques l'an dernier ont commencé à être jugés depuis août 2008.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.