Journée internationale des volontaires : Se sentir plus fort en aidant les autres

5 décembre 2008
Aux Jeux olympiques de Beijing, des volontaires du HCR rassemblent des articles de sport donnés pour les réfugiés.

L'ONU a marqué vendredi la Journée des Volontaires en saluant les 7.500 personnes qui chaque année appuient à travers l'ONU les efforts nationaux de développement, sans compter les millions d'autres qui font don de leur temps et de leur énergie à leur propre façon.

L'ONU a marqué vendredi la Journée des Volontaires en saluant les 7.500 personnes qui chaque année appuient à travers l'ONU les efforts nationaux de développement, sans compter les millions d'autres qui font don de leur temps et de leur énergie à leur propre façon.

« J'ai appris récemment qu'une femme âgée de 70 ans s'était rendue à l'autre bout du monde depuis la Nouvelle-Zélande pour être volontaire auprès de la Mission de maintien de la paix des Nations Unies au Libéria et se joindre aux populations locales afin d'apporter son aide au nouveau programme national du gouvernement concernant les jeunes volontaires », a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un message à cette occasion.

Les Volontaires des Nations Unies (VNU), notamment ceux qui ont une formation médicale, accomplissent toutes sortes de tâches.

Leur aide est parfois cruciale au bien-être non seulement des populations mais aussi du personnel des missions qui travaillent dans un environnement stressant. « Les gens ne peuvent pas travailler comme ça tout le temps », selon Tracy Demmons, médecin psychologue à la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).

« Depuis que nous sommes impliqués dans la promotion des activités contre le sida, mon mari et mois nous sentons plus forts », déclare pour sa part Pham Thi Hue, elle-même atteinte du sida. Elle s'est vue offrir en 2005 un poste de Volontaire des Nations Unies au Viet Nam, où elle a pu « continuer à travailler pour améliorer la vie des personnes touchées par le VIH au Viet Nam ». Pham Thi Hue a bénéficié dans le passé des programmes du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l'Union des femmes, notamment par le biais de bourses éducatives pour son fils.

De son côté, Cristina Carlos, volontaire à la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT), explique son engagement en le qualifiant tout simplement de « logique ». « On se souvient de cette femme qui pleurait parce que ses enfants lui manquent, et à côté de qui on est resté. On garde le souvenir de cet enfant brûlé, dont on a fait les pansements », explique-t-elle.

Mais le rôle de volontaire couvre bien d'autres domaines, y compris celui d'analyste politique. « Je suis une sorte de journaliste-conseiller », dit David Forest, volontaire au Bureau intégré des Nations Unies au Burundi. « J'analyse la situation politique et socio-économique au Burundi et j'en fais rapport à l'ONU », ajoute-t-il.

Grâce à des mécanismes tels que le service de volontariat en ligne des VNU, chacun peut se porter volontaire pour la paix et le développement sans être limité par des contraintes de temps ou des contraintes physiques.

La forme culturelle et la définition d'un volontaire peut varier en fonction des circonstances, mais le principe de base est immuable : chacun peut faire une différence dans la société. Les volontaires contribuent à promouvoir le bien commun tout en enrichissant leur propre vie. Comme l'a récemment déclaré un volontaire, « je me sens utile car je peux faire une différence dans la société et utiliser mes qualifications. Cela me permet de vraiment sentir que je fais partie de la communauté internationale ».

 

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