Doha, une occasion manquée de réformer le système de la dette, selon un expert

4 décembre 2008

La conférence des Nations Unies sur le financement du développement de Doha (Qatar) a été une « occasion manquée » de réformer le système de la dette internationale qui aurait bénéficié de façon cruciale aux populations des pays concernés, a estimé jeudi un expert des Nations Unies.

« Il ne s'agit pas d'un problème de ressources mais de volonté politique », a déploré Cephas Lumina, expert indépendant auprès des Nations Unies sur la dette extérieure et les droits de l'homme, lors d'une réunion de suivi à Genève.

Ce dernier a fait remarquer que dans le contexte de la crise financière actuelle les pays créditeurs ont trouvé des centaines de milliards de dollars pour sauver leurs banques qui avaient agi de façon irresponsable mais qu'ils n'ont pas pu de trouver des ressources similaires pour régler la crise de la dette, qui touche les pays en développement depuis des décennies.

Cephas Lumina a regretté l'absence d'une approche globale des questions de la dette extérieure et du développement.

Spécifiquement, il a regretté l'absence dans la déclaration finale de la Conférence de Doha d'engagement sur l'extension des remises de dette, sur l'établissement de liens entre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les droits de l'homme, le commerce, la finance et la dette, sur l'élimination de conditions inappropriées associées aux prêts, et enfin sur la création d'un organe indépendant et impartial chargé de régler les questions relatives à la dette.

L'expert s'est néanmoins dit encouragé par la mention d'un appel à créer « une structure intergouvernementale plus efficace pour suivre le financement du développement », sous les auspices des Nations Unies.

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