Signature historique à Oslo de la convention prohibant les bombes à sous-munition

3 décembre 2008
Les mines et les bombes à sous-munition causent des ravages chez les civils.

Des représentants de 100 gouvernements étaient réunis à Oslo mercredi pour signer une convention historique sur le désarmement prohibant l'utilisation, la production, le transfert et le stockage des bombes à sous-munitions, qui se dispersent en des centaines de petits engins explosifs.

Adopté en mai dernier à Dublin, ce texte représente le traité humanitaire et de désarmement le plus important de la décennie, affirme le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) dans un communiqué.

Utilisées pour la première fois lors de la seconde guerre mondiale, les bombes à sous-munitions ont été employées dans au moins 32 pays et territoires. Elles dispersent de grands nombres de petites bombes sur une zone de la taille de plusieurs terrains de football.

Si elles sont faites pour exploser au moment de l'impact, en réalité un grand nombre d'entre elles restent non explosées, se transformant de fait en mines qui menacent la vie des civils pendant des années après avoir été dispersées.

Près de 98% des victimes de ces bombes sont des civils, sans compter l'effet sur les terres arables et le bétail.

Au Laos par exemple, les opérations de nettoyage se poursuivent après plus de 30 ans de conflit, qui ont laissé 75 millions d'engins non explosés à travers le pays. Au Liban, ce sont plus 48 millions de mètres carrés de terre qui ont été couverts en juillet et août 2006, lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais, tuant et blessant plus de 300 civils.

« Il y a 11 ans exactement, les gouvernements, organisations internationales, parlementaires et membres de la société civile étaient réunis pour la signature historique de la Convention sur les mines antipersonnel », a rappelé le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un message prononcé par son Haut représentant pour les affaires de désarmement, Sergio Duarte.

Le message souligne l'importance du fait que les gouvernements n'estiment plus que les bombes à sous-munition doivent nécessairement faire partie de leur arsenal, qu'ils sont prêt à examiner les entraves que ces bombes font peser sur le développement et acceptent d'en détruire les stocks.

 

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