Zimbabwe : L'épidémie de choléra continue ses ravages

26 novembre 2008

L'épidémie de choléra au Zimbabwe n'est toujours pas maîtrisée et l'on compte désormais 336 morts et 8.887 malades, affirme mercredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

L'épidémie de choléra au Zimbabwe n'est toujours pas maîtrisée et l'on compte désormais 336 morts et 8.887 malades, affirme mercredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

En une semaine seulement, le nombre de morts a augmenté de 68,4% et le nombre de malades de 80%, affirme un communiqué.

Déjà, la question revêt un aspect régional puisque l'Afrique du Sud signale des cas au Botswana, à Johannesburg et à Durban.

Les Nations Unies et les organisations non gouvernementales (ONG) apportent leur soutien à des centres de traitement de la maladie dans 26 districts. Une opération globale est mise en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui tente d'obtenir des stocks suffisants de médicaments pour lutter contre la maladie, avec un soutien logistique du Programme alimentaire mondial (PAM).

Le choléra est une infection intestinale aiguë due à l'ingestion d'eau ou d'aliments contaminés par le bacille Vibrio cholerae. La durée d'incubation est courte, de moins d'un jour à cinq jours. Le bacille provoque une diarrhée abondante, indolore pouvant aboutir rapidement à une déshydratation sévère et à la mort du sujet si le traitement n'est pas administré rapidement. La plupart des patients présentent aussi des vomissements. En conséquence, le problème tire sa source littéralement de l'approvisionnement en eau potable et de l'existence de latrines.

Les agences humanitaires construisent à l'heure actuelle des latrines d'urgence et de l'eau potable est transportée par camion vers les zones affectées. Des trous de forage sont aussi réhabilités, des activités de promotion de l'hygiène sont en cours, affirme l'OCHA.

Des égouts non contrôlés, un manque d'assainissement dans les zones surpeuplées et un manque général d'hygiène de la part des commerçants et restaurants constituent un problème dans plusieurs régions. Il est aussi difficile d'accéder à de l'eau en quantité suffisante à Harare, la capitale, selon la Coordination humanitaire des Nations Unies.

 

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