Régler la crise alimentaire exigera une lutte accrue contre la désertification

29 octobre 2008

A l'heure où l'on parle de crise alimentaire, il est plus que jamais indispensable de s'attaquer à la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse qui menacent des milliers d'hectares sur lesquels vivent des centaines de millions d'agriculteurs pauvres, prévient l'ONU mercredi.

A l'heure où l'on parle de crise alimentaire, il est plus que jamais indispensable de pauvres s'attaquer à la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse qui menacent des milliers d'hectares sur lesquels vivent des centaines de millions d'agriculteurs, prévient l'ONU mercredi.

Alors que selon la Banque mondiale, 74% des populations pauvres dans le monde vivent du produit de terres agricoles arides à faible rendement, laisser ces populations se débrouiller seules est voué à l'échec, selon un communiqué du secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD).

D'après les prévisions des chercheurs, d'ici l'an 2050, la moitié des terres arables deviendront inutilisables à cause de la désertification et de la dégradation des terres.

«Ceci ne peut pas continuer», a déclaré le secrétaire exécutif de l'UNCCD, Luc Gnacadja. «L'aide alimentaire est indéniablement une stratégie à court terme nécessaire pour réduire immédiatement la faim et la pauvreté. Mais des solutions à moyen et à long terme sont indispensables».

Selon le Rapport Mondial sur le Développement 2008, la croissance dans l'agriculture pourrait être quatre fois plus efficace pour réduire la pauvreté que la croissance dans d'autres secteurs.

Maintenant plus que jamais, la gestion durable des terres est nécessaire pour préserver le plus possible de superficie de zones agricoles touchées par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.

«Il y a longtemps, la terre ressemblait à un compte bancaire inépuisable», a déclaré M. Gnacadja. «Mais nous y avons tellement puisé que ce dernier est quasiment à découvert aujourd'hui». «La désertification est un cercle vicieux qui est alimenté et qui nourrit les changements climatiques», a-t-il ajouté. «Les terres arides dans de nombreux pays en développement sont ravagées par la sécheresse. Ceci, à son tour, augmente la dégradation des terres tant et si bien que des terres jadis arables deviennent inutilisables. Enfin, la dégradation des terres dégage du carbone dans l'atmosphère, aggravant ainsi le réchauffement de la planète et les changements climatiques. Et le cycle se répète».

Une action internationale conjointe peut réduire les impacts de la désertification, a déclaré M. Gnacadja.

Ces questions seront examinées lors de la septième session du Comité chargé de l'examen de la mise en oeuvre de la Convention (CRIC 7) qui se tiendra à Istanbul, en Turquie, du 3 au 14 novembre 2008.

 

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