Sommet de la Francophonie : Ban appelle à ne pas se laisser aspirer par la crise

Sommet de la Francophonie : Ban appelle à ne pas se laisser aspirer par la crise

Le Secrétaire général, Ban Ki-moon.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi la communauté internationale à ne pas se laisser aspirer par la crise financière et à poursuivre ses efforts en matière de développement et de lutte contre les changements climatiques, dans une allocution prononcée au 12e Sommet de la Francophonie à Québec (Canada).

« A l'ouverture de la session de l'Assemblée générale de l'ONU, le mois dernier, les nations se sont engagées à dégager 16 milliards de dollars pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement », a rappelé M. Ban dans ce discours prononcé en français.

« Je compte sur vous pour m'aider à préserver ces acquis en cette période difficile, au nom de la solidarité humaine et de la responsabilité que nous avons de protéger les moins bien lotis », a-t-il lancé aux chefs d'Etat et de gouvernement des pays de la Francophonie réunis lors de ce sommet à Québec, berceau de la langue française sur le continent américain et qui fête ses quatre cents ans d'existence.

Le Secrétaire général de l'ONU s'est félicité « des mesures et initiatives prises par les dirigeants mondiaux pour remédier aux effets et aux causes de la crise financière ». « La stabilité et la confiance doivent être restaurées d'urgence. Le président de la France, Nicolas Sarkozy, et le Premier ministre du Royaume-Uni, Gordon Brown, ont pris les choses en main avec un dynamisme particulier. Je suis prêt à les soutenir et à les aider », a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a estimé que la Conférence internationale de suivi sur le financement du développement le mois prochain à Doha serait une excellente occasion de tenir les promesses faites. « Nous devrons faire en sorte que la crise financière ne sape pas nos engagements visant à consacrer davantage de ressources au développement et à la lutte contre les changements climatiques », a-t-il dit.