Ban Ki-moon s'inquiète de la situation à la frontière entre la RDC et le Rwanda

10 octobre 2008

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, suit avec une grande préoccupation la situation dans les zones à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda, où des combats se poursuivent entre les forces armées congolaises et les rebelles du Congrès national pour défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda, a indiqué vendredi l'ONU à New York.

Ces combats créent des souffrances supplémentaires pour la population civile et risquent de se transformer en un conflit plus large dans la région, souligne une déclaration de la porte-parole du Secrétaire général.

Ban Ki-moon appelle le CNDP et le gouvernement de RDC à observer immédiatement un cessez-le-feu et à coopérer avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) pour achever une séparation des forces en présence. Il appelle également toutes les parties à mettre en œuvre sans délai le plan de désengagement préparé par la MONUC, à respecter leurs engagements contenus dans les Actes d'engagement et à utiliser pleinement les mécanismes du Programme Amani destinés à cette fin.

Ban Ki-moon réitère que la MONUC agira dans le cadre de son mandat pour protéger les civils menacés par les groupes armés et pour empêcher toute invasion des principaux centres de population et des principaux axes routiers.

Il appelle tous les Etats de la région à empêcher que leurs territoires et leurs citoyens ne soient utilisés pour aider des groupes armés dans l'est de la RDC. Il appelle les gouvernements de RDC et du Rwanda à surmonter leurs divergences en utilisant les moyens diplomatiques disponibles, dont le Mécanisme conjoint de vérification RDC-Rwanda et à redoubler leurs efforts pour mettre en œuvre le communiqué de Nairobi. Le Secrétaire général se tient prêt à apporter son aide en la matière.

De son côté, la MONUC a confirmé qu'un calme relatif était revenu dans la province du Nord-Kivu après une médiation réussie des casques bleus de l'ONU permettant le retour des forces gouvernementales dans des zones détenues par les rebelles. Les deux parties ont également assuré les Nations Unies de leur désir de poursuivre l'établissement de zones tampon prévues dans le plan de désengagement de Goma.

Comme l'avait demandé la semaine dernière devant le Conseil de sécurité le représentant spécial du Secrétaire général en RDC, Alan Doss, la MONUC continue de juger nécessaire des casques bleus et des moyens aériens supplémentaires pour faire face à une situation volatile.

 

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