L'urbanisation ne doit pas se faire au détriment de l'environnement, selon l'ONU

6 octobre 2008

L'urbanisation rapide du monde ne doit pas se faire au détriment des conditions de vie des habitants et de l'environnement, ont mis en garde lundi de hauts responsables des Nations Unies à l'occasion de la Journée mondiale de l'habitat.

“Notre monde qui s'urbanise rapidement ne peut pas se dire harmonieux si les résidents des quartiers pauvres n'ont pas d'opportunités d'emplois et ne peuvent pas améliorer leurs conditions de vie et si l'expansion des zones urbaines se fait au détriment de l'environnement naturel », déclare le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un message pour marquer cette Journée, observée chaque année le premier lundi d'octobre.

Le thème de cette année est « Cités harmonieuses » thème qui vise à accroître la prise de conscience des problèmes liés à l'urbanisation rapide. Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), que se sont fixés les dirigeants du monde en 2000, appellent à une amélioration significative des conditions de vie d'au moins 100 millions de résidents des quartiers pauvres d'ici 2020.

« Les villes ont un énorme potentiel pour être des lieux où un développement équilibré prévaut », estime M. Ban.

« Nous avons pour impératif social de combattre la pauvreté et la misère urbaines si nous voulons assurer la sécurité et la sûreté urbaine », déclare pour sa part la directrice exécutive de l'agence UN-Habitat, Anna Tibaijuka, alors que le nombre de résidents de quartiers pauvres à travers le monde est supérieur à 1 milliard.

Selon elle, ce n'est pas une coïncidence si la question du changement climatique est devenue un sujet très débattu au moment où le monde est plus urbanisé. « Les villes consomment 75% de toute l'énergie et contribuent à une quantité aussi significative d'émissions de gaz à effet de serre. Les villes doivent donc être partie intégrante des efforts d'atténuation », a-t-elle dit.

Cette année, UN-Habitat a mis à l'honneur la ville chinoise de Nanjing pour sa revitalisation urbaine le long de la rivière Qinhuai.

Le rapporteur spécial sur un habitat adéquat, Raquel Rolnik, a souligné de son côté que la croissance des bidonvilles au cours des quinze dernières années était « sans précédent » avec un tiers des citadins vivant dans un bidonville. « Vivre dans un bidonville signifie ne pas avoir accès à des systèmes de santé, d'éducation et d'assainissement adéquats. Cela signifie aussi être exclu d'une pleine participation à la vie de la cité et dépossédé de ses droits de citoyen », souligne-t-elle dans un communiqué.

 

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