Le directeur de l'AIEA réclame plus de moyens pour faire face à une activité en hausse

29 septembre 2008

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a réclamé lundi davantage de moyens pour répondre aux besoins croissants de vérification nucléaire et de conseils aux pays qui veulent se doter d'un programme énergétique atomique.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a réclamé lundi davantage de moyens pour répondre aux besoins croissants de vérification nucléaire et de conseils aux pays qui veulent se doter d'un programme énergétique atomique.

« Tout ne va pas bien à l'AIEA », a déclaré Mohamed ElBaradei à l'ouverture de la conférence générale de l'Agence, qui réunira ses 145 Etats Membres pendant une semaine.

Le directeur de l'agence s'est appuyé sur un rapport remis par un « groupe d'experts externes » qui a recommandé « plus de ressources financières et d'autorité ».

En matière de vérification nucléaire, il a souligné que l'agence devait disposer « d'une autorité juridique adéquate, de technologies de pointe, d'un accès rapide aux informations pertinentes et de ressources humaines et financières suffisantes ».

« Nous avons encore des problèmes dans ces quatre domaines » a-t-il souligné, rappelant que l'AIEA menait des inspections dans 29 pays – dont l'Iran et la Corée du Nord - comparé à 20 pays en 2007, et qu'elle avait pu clarifier la situation en Libye.

Mohamed ElBaradei a rappelé que « tous les pays avaient le droit de mettre en place un programme énergétique nucléaire, mais qu'ils avaient la responsabilité de le faire dans les règles ».

Ces deux dernières années, 50 Etats Membres ont exprimé un intérêt en ce sens, ce qui signifie que l'AIEA devra multiplier ses conseils pour « le choix des infrastructures, de la législation, des marchés publics, le choix des sites et la construction ».

Le directeur de l'AIEA a aussi réclamé plus de moyens pour répondre à un éventuel accident à grande échelle.

Enfin, il a regretté la décision de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de se retirer de la Division conjointe FAO/AIEA, l'agence atomique ayant en effet un rôle méconnu dans la sécurité alimentaire. Cette décision doit être confirmée.

De son côté, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué lundi le travail de l'AIEA. « L'agence continue à s'occuper de la République populaire démocratique de Corée et de l'Iran. Sa contribution bénéficie au régime mondial de non prolifération nucléaire », a-t-il dit dans un message adressé à l'agence.

 

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