Autorité palestinienne : La construction de colonies par Israël reste un obstacle majeur à la paix

26 septembre 2008

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a estimé vendredi devant l'Assemblée générale de l'ONU que la construction de colonies par Israël restait un obstacle majeur à la paix et a dit souhaiter un règlement assorti d'un mécanisme de supervision international des Nations Unies et du Quatuor.

« J'aurais aimé vous apporter la nouvelle cette année d'un accord global entre nous et nos voisins israéliens, mettant fin à l'occupation israélienne de notre terre depuis 1967 et aux souffrances des millions d'entre nous qui sont réfugiés ou déplacés en exil hors de leur foyer », a déclaré M. Abbas lors du débat général de l'Assemblée, à New York.

Dans le cas d'un accord, il a dit qu'il souhaitait un « mécanisme pour garantir sa mise en oeuvre intégrale et de bonne foi selon un calendrier préétabli ». « Tout cela requiert inévitablement une supervision internationale de la mise en oeuvre de la solution, ainsi qu'un rôle plus efficace du Quatuor international [pour le Moyen-Orient] [...] et un rôle efficace de garant pour le Conseil de sécurité des Nations Unies et divers organes des Nations Unies », a-t-il précisé.

Le président palestinien a souligné que les négociations, contrairement à ce qui s'est fait par le passé, ne devaient laisser aucune question fondamentale de côté. Tout délai serait inacceptable et peu souhaitable puisque cela ne ferait que préserver les causes profondes du conflit, a-t-il dit.

Mais dans l'immédiat, il a souligné que la poursuite de la construction de colonies en Cisjordanie, où les attaques de colons contre des Palestiniens sont maintenant devenues quotidiennes, restait un obstacle majeur à la réalisation d'un plan de paix. Cette question a d'ailleurs été soumise au Conseil de sécurité aujourd'hui, par l'Arabie saoudite, où elle a donné lieu à un débat public.

Mahmoud Abbas a réitéré l'importance de l'initiative de paix arabe et soutenu les négociations menées par la Turquie entre Israël et la Syrie.

Il a aussi évoqué l'unité palestinienne, rendant hommage à l'Egypte pour ses efforts pour aider la population de Gaza « transformée en prison virtuelle » du fait du « siège » israélien et pour « mettre fin à la division résultant du coup [d'Etat] mené par le Hamas contre la légitimité palestinienne, il y a plus d'un an ».

Il a annoncé que son gouvernement préparerait la tenue d'élections législatives et présidentielle et qu'il continuerait à reconstruire ses services de sécurité avec professionnalisme et avec l'assistance de pays arabes.

Il a souligné que ceux qui refuseraient de participer à la réconciliation dans le cadre des institutions légitimes devraient « en porter la responsabilité devant [le peuple palestinien] tout entier et devant la communauté internationale et arabe ».

 

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