La Géorgie réclame une enquête indépendante sur la guerre avec la Russie

23 septembre 2008

L'invasion de la Géorgie par la Russie remet en cause la souveraineté des Etats sur lequel repose les Nations Unies, a déclaré mardi le président géorgien Mikheil Saakashvili à l'Assemblée générale, où il a appelé à répondre à l'agression par le droit.

« Nous devons tout d'abord refuser de rester silencieux face à cette agression armée, à l'occupation, au nettoyage ethnique et à l'attaque perpétrée contre un Etat Membres des Nations Unies », a dit M. Saakashvili.

Ensuite nous devons « rester unis pour rejeter la reconnaissance forcée et illégale des deux provinces séparatistes de la Géorgie », l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, a-t-il insisté, en référence aux deux régions que le parlement et le président russes ont reconnus comme deux nouveaux Etats indépendants.

« Nous devons nous assurer que toutes les parties respectent pleinement le cessez-le-feu » et « créer un moyen de règlement du conflit qui puisse réunifier la Géorgie de manière pacifique », a plaidé par ailleurs le président géorgien.

« Si nous réalisons ces objectifs », l'ONU « émergera de la crise plus forte qu'auparavant. Mais si nous n'y parvenons pas, je crains que la violence et les tactiques qui ont subverti la souveraineté de la Géorgie s'étendra à d'autres régions du monde », a-t-il prévenu.

Le président géorgien a appelé à une enquête « exhaustive et indépendante sur les origines et les causes de cette guerre ».

Il a enfin promis que son pays répondrait à l'agression en renforçant davantage sa démocratie, en donnant plus de pouvoir au parlement et à la justice, en renforçant l'état de droit, un processus qu'il a qualifié de « seconde révolution des roses ».

 

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