Proche-Orient : Ban Ki-moon appelle à poursuivre le processus lancé à Annapolis

22 septembre 2008
Le Secrétaire général Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à poursuivre le processus politique lancé à Annapolis en novembre 2007 sur la paix au Proche-Orient, lors d'une réunion du Comité spécial de liaison sur la Conférence des donateurs pour la Palestine au siège des Nations Unies à New York.

« Un Etat palestinien ne peut naître qu'avec la fin de l'occupation et la fin du conflit. C'est pourquoi le processus politique en cours lancé à Annapolis doit continuer », a déclaré M. Ban. Le Quatuor pour le Proche-Orient (ONU, Union européenne, Russie et Etats-Unis) doit se réunir cette semaine à New York, a-t-il souligné.

La conférence d'Annapolis (Etats-Unis) avait marqué la volonté des participants d'aboutir à deux Etats, israélien et palestinien, vivant côte à côte.

Selon Ban Ki-moon, depuis la dernière réunion du Comité spécial de liaison, l'Autorité palestinienne « a fait de grandes avancées dans la gestion des fonds publics et la sécurité ». « Les donateurs ont montré leur engagement en donnant plus de 1,2 milliard de dollars de soutien budgétaire cette année. Israël a retiré certains obstacles en Cisjordanie et il y a eu certaines avancées vers la mise en œuvre du paquet négocié par le représentant du Quatuor Tony Blair en mai. Mais ce n'est pas assez », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a notamment jugé indispensable de lever les restrictions qui empêchent le développement de l'économie palestinienne et jugé nécessaires un gel authentique de la colonisation et la poursuite des efforts palestiniens dans le domaine de la sécurité. Il a également estimé nécessaire un engagement des donateurs plus prévisible alors que les salaires des fonctionnaires pourraient ne plus être payés à partir de la fin octobre et il a encouragé l'Autorité palestinienne à approfondir les réformes.

Le Secrétaire général a enfin souligné la nécessité d'adopter une nouvelle stratégie pour Gaza, où la population est de plus en plus dépendante de l'aide humanitaire. Il a appelé à une réunification pacifique de Gaza avec la Cisjordanie.

De son côté l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) s'est déclaré de plus en plus préoccupé par la situation de quelques 30.000 réfugiés palestiniens qui ont été déplacés par les combats l'an dernier au camp de réfugiés de Nahr el Bared dans le nord du Liban.

Selon l'UNRWA, à moins qu'il ne trouve de l'argent dans les prochaines semaines, il devra arrêter d'ici fin octobre les distributions de nourriture à 3.100 familles et les primes pour le logement à 27.000 personnes. Beaucoup de ces réfugiés ont déjà été déplacés à trois reprises, a ajouté l'office de secours.

 

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