Bolivie : l'ONU dénonce la violence contre des communautés autochtones

18 septembre 2008
Le rapporteur spécial James Anaya.

Le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme et des libertés fondamentales des populations autochtones, James Anaya, a condamné jeudi la récente vague de violence qui a touché les communautés autochtones dans les départements de Beni, Pando, Santa Cruz et Tarija, en Bolivie.

« Je condamne les actes de violence perpétrés contre les populations autochtones et rurales ainsi que les menaces contre leurs représentants », a déclaré M. Anaya dans un communiqué. Il s'est inquiété que ces attaques interviennent dans un contexte de politiques systématiques adoptées par les responsables de ces départements pour contrecarrer les initiatives prises par le gouvernement de Bolivie pour garantir les droits des populations autochtones. La vague de violence a entraîné jusqu'à maintenant des dizaines de morts, des centaines de blessés et un nombre indéterminé de disparus.

« Je suis particulièrement préoccupé par les assassinats commis le 11 septembre 2008 à Porvenir, dans le département de Pando, où des groupes paramilitaires ont pris en embuscade et tué des membres du Syndicat des travailleurs agricoles de Pando (Federacion Sindical Unica de Trabajadores Campesinos de Pando) et des étudiants du Centre de formation des enseignants de Filadelphia, dont la majorité étaient autochtones », a ajouté M. Anaya.

Le rapporteur spécial a aussi noté avec inquiétude que la série d'attaques a entraîné l'occupation et la destruction d'un certain nombre de bureaux d'organisations autochtones et rurales.

James Anaya a appelé à la fin de la violence et exhorté les autorités de l'Etat à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales des communautés autochtones touchées.

 

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