Darfour: Ban Ki-moon appelle à un cessez-le-feu sans condition

28 août 2008

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'inquiète dans un rapport rendu public jeudi de l'augmentation des violences en juillet au Darfour (Soudan) et appelle toutes les parties impliquées à s'engager en faveur d'un cessez-le-feu sans condition.

« Je suis vivement préoccupé par la violence qui sévit au Darfour et ses conséquences sur les civils. La poursuite des attaques aériennes dans les trois États du Darfour, même durant les journées entourant la visite du président Omar Al-Bachir dans la région, soulèvent certaines inquiétudes malgré le ton conciliant des propos tenus à cette occasion par le président », écrit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité de l'ONU.

Le Secrétaire général « prie instamment toutes les parties de comprendre qu'il est urgent de mettre fin aux souffrances des civils innocents et qu'elles doivent immédiatement s'engager en faveur d'un cessez-le-feu sans condition ».

Il demande aussi « une fois de plus aux membres du Conseil d'inviter les pays fournisseurs de contingents et d'effectifs de police qui le peuvent de mettre à la disposition de l'ONU ces capacités dont elle a désespérément besoin et à le faire sans plus tarder. » Il a rappelé que le déploiement complet de l'Opération hybride UA-ONU au Darfour (MINUAD) prendra encore de nombreux mois, « au cours desquels la MINUAD restera fortement sous-équipée » et « extrêmement vulnérable ».

Selon Ban Ki-moon, l'attaque subie le 8 juillet par la MINUAD, au cours de laquelle sept soldats de la paix ont perdu la vie, souligne « l'importance des moyens aériens de transport et d'attaque dont la mission a besoin pour assurer sa propre protection et s'acquitter de ses tâches dans l'ensemble de la vaste zone placée sous sa responsabilité. »

Le Secrétaire général estime que la MINUAD, même lorsqu'elle sera intégralement déployée, ne pourra pas remplacer un processus politique, englobant l'ensemble du Soudan. Il considère que la décision du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de demander un mandat d'arrêt contre le président soudanais a « modifié le paysage politique » mais qu'il est « trop tôt pour déterminer les incidences que cela aura sur le processus de paix. »

 

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