L'ONU préoccupée par le retour de la peine de mort au Libéria

26 août 2008

Le Comité des droits de l'homme, l'organe des Nations Unies chargé de surveiller la mise en oeuvre du Pacte international sur les droits civils et politiques, a exprimé mardi sa préoccupation face à une loi signée par la présidente Libéria prévoyant la peine capitale pour un certain nombre de crimes.

La présidente Ellen Johnson Sirleaf a signé le 22 juillet une loi sanctionnant de « la peine de mort par pendaison ou prison à vie sans libération conditionnelle » les cas d'homicide intervenus lorsqu'un « crime de vol à main armée, de terrorisme ou de piraterie » a été commis, indique un communiqué.

Le Comité des droits de l'homme rappelle que le Libéria a signé le Second Protocole optionnel au Pacte international qui vise à abolir la peine de mort. Aux termes de son Article 1, tout Etat signataire s'engage à ce que « personne se trouvant sous sa juridiction ne sera exécuté ». D'autre part, les Etats signataires doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour abolir la peine de mort en droit.

La loi libérienne du 22 juillet constitue donc une claire violation des obligations du Libéria, affirment les membres du Comité des droits de l'homme, qui exhortent les autorités à réviser d'urgence cette loi et à maintenir dans l'intérim le moratoire en place depuis 1979.

 

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