L'ONU appelle Israéliens et Palestiniens à parvenir à un accord d'ici décembre

20 août 2008

Le Secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a réitéré mercredi devant le Conseil de sécurité l'appel du Secrétaire général Ban Ki-moon, enjoignant les parties israélienne et palestinienne à surmonter leurs divergences en vue de parvenir à un accord d'ici à la fin de l'année.

M. Pascoe, qui effectuait son exposé mensuel sur la situation au Moyen-Orient, a souligné que la période avait été marquée par l'annonce le 30 juillet par le Premier ministre israélien Ehud Olmert qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête du parti Kadima à l'occasion de la primaire prévue le 17 septembre et qu'il démissionnerait, en conséquence, de son poste de chef de gouvernement mais resterait en fonctions jusqu'à la formation d'un nouveau gouvernement par le nouveau leader du parti ou jusqu'au résultat des élections générales.

Malgré cela, les négociations israélo-palestiniennes se poursuivent tout comme les pourparlers indirects avec la Syrie, a déclaré M. Pascoe.

Il a fait état d'une montée de la violence inter-palestinienne tandis que le Hamas cherche à étendre son contrôle de la bande de Gaza. Il a relevé une situation toujours préoccupante en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Il a également noté que les activités de colonies de peuplement se poursuivaient en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est.

Le Secrétaire général adjoint a indiqué que le Quatuor se réunirait à New York au mois de septembre, en marge de l'Assemblée générale. Cette réunion sera suivie d'un iftar auquel participeront le Secrétaire général et des partenaires arabes, ainsi que d'une réunion du Comité spécial de liaison.

Concernant la crise budgétaire palestinienne, il a souligné que l'Autorité palestinienne était confrontée à un déficit d'environ 400 millions de dollars, ce qui signifie que les salaires des fonctionnaires cesseront d'être honorés à la fin du mois de septembre. Il a exhorté les donateurs à tenir leurs promesses et a demandé qu'une aide extérieure directe soit fournie. Il a par ailleurs noté que les graves pénuries de carburant et leurs conséquences sur les transports rendaient le quotidien des habitants de Gaza extrêmement difficile.

Concernant le Liban, après plusieurs semaines de discussions parmi les membres du gouvernement d'unité nationale, la déclaration ministérielle du Cabinet a été approuvée et présentée au Parlement, lequel, l'a approuvée, le 12 août, à une large majorité, a noté M. Pascoe. Selon lui, ce vote représente un nouveau jalon important dans la mise en œuvre de l'Accord de Doha. Il a aussi relevé la rencontre le 13 août entre les présidents libanais Michel Suleiman et syrien Bachar El-Assad et leur engagement à établir des relations diplomatiques. Ces éléments positifs ont eu lieu toutefois alors que des incidents sécuritaires se sont produits à Tripoli, notamment un attentat le 13 août, quelques heures avant le Sommet de Damas.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Pourparlers israélo-palestiniens et progrès sur le terrain doivent aller de pair

La réduction des violences à Gaza et l’entrée de davantage de marchandises est un progrès significatif mais fragile qui doit être assortie de progrès en Cisjordanie, a estimé mardi le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, devant le Conseil de sécurité réuni sur le Moyen-Orient.