RD Congo : L'ONU achève la formation militaire et éthique de deux bataillons de l'armée

14 août 2008

La Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) vient d'achever la formation militaire de 1.800 soldats de l'armée congolaise, portant notamment sur la tactique militaire mais aussi l'éthique.

La Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) vient d'achever la formation militaire de 1.800 soldats de l'armée congolaise, portant notamment sur la tactique militaire mais aussi l'éthique.

Assuré par les casques bleus pakistanais de la MONUC, le programme de formation d'une durée de trois mois comportait notamment des cours de tactique militaire, de maniement des armes, de logistique et d'éthique professionnelle. Les cours ont également porté sur le respect des droits de l'homme, la protection de l'enfant, les conventions de Genève et le mandat de la MONUC, indique un communiqué publié jeudi.

Le représentant spécial du Secrétaire général, Alan Doss, a affirmé qu'il s'agissait d'une avancée majeure des Nations Unies dans le programme de réforme du secteur de sécurité en République démocratique du Congo (RDC), lors d'une cérémonie Luberizi, au Sud-Kivu, en présence du ministre congolais de la Défense, Chikez Diemu.

A ce jour, la MONUC a formé douze bataillons intégrés et elle continue à appuyer les efforts du gouvernement congolais dans la création d'une armée républicaine et professionnelle, avec pour objectif la formation de 28 bataillons intégrés d'ici la fin de l'année 2009.

Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue mercredi à New York, le général Babacar Gaye, commandant des Forces de la MONUC, a été interrogé sur les accusations d'abus sexuels qui auraient été commis par des casques bleus indiens en RDC.

Il a déclaré, « dans les termes les plus fermes », que de tels comportements, s'ils étaient confirmés, étaient totalement inacceptables et que les mesures disciplinaires les plus sévères prévues par la loi indienne devraient être prises.

Le général Gaye a rappelé que 17.000 hommes étaient déployés en RDC et a jugé regrettable que « des cas isolés » ternissent l'image de l'ONU et de la Mission auprès de l'opinion publique. La Mission, a-t-il dit, a élevé au rang de priorité la politique de « tolérance zéro ». Le Code de conduite des Nations Unies a été traduit en directives mensuelles. Avant chaque déploiement, une formation est dispensée aux contingents. Les Casques bleus sont très clairement informés de l'interdiction de « fraterniser ou d'avoir des relations sexuelles avec les nationaux ».

Le général Gaye a ajouté que bien souvent les « abus sexuels » ne sont en fait que de fausses allégations. « La plupart des allégations viennent d'une mésentente entre une prostituée et son client sur la valeur de la prestation », a-t-il affirmé.

Selon lui, en 35 ans de carrière militaire, il n'a jamais connu des règles disciplinaires aussi strictes que celles en vigueur. Il a rappelé qu'il était interdit aux Casques bleus de quitter leur caserne après 18 heures et de porter des habits civils.

 

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