Ban Ki-moon appelle à accroître les efforts de lutte contre le VIH/sida

4 août 2008

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à accroître les efforts de lutte contre la pandémie de VIH/sida, soulignant combien le virus était un frein au développement, lors d'un discours dimanche soir à l'ouverture de la 17e Conférence internationale sur le VIH/sida à Mexico.

“La plupart des pays ont encore beaucoup de chemin à faire pour atteindre l'objectif » fixé il y a deux ans à l'Assemblée générale de l'ONU d'atteindre d'ici à 2010 l'accès universel à la prévention et au traitement du VIH/sida, a dit M. Ban. Ces pays auront des difficultés à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement consistant à juguler et à inverser la propagation du VIH/sida d'ici à 2015, a-t-il noté.

Le Secrétaire général a estimé que davantage d'argent était nécessaire pour combattre le fléau dans les décennies à venir alors qu'un plus grand nombre de gens reçoivent un traitement et vivent plus longtemps.

Il a salué la récente loi votée aux Etats-Unis allouant 48 milliards de dollars au combat contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme lors des cinq prochaines années, et a salué l'engagement du groupe de pays industrialisés G8 de fournir un accès universel à la prévention et au traitement du VIH/sida d'ici à 2010.

« Dans la plupart des pays, la stigmatisation des gens vivant avec le VIH/sida reste un sérieux problème à relever », a dit le Secrétaire général à la Conférence. Un tiers des pays n'ont pas de lois protégeant ceux vivant avec le virus et dans beaucoup d'endroits, la discrimination contre les femmes, les hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes, les travailleurs sexuels, les consommateurs de drogues et les minorités ethniques est encore légale.

« Cela doit changer », a-t-il dit, appelant à la fin de la discrimination à l'égard des gens vivant avec le VIH/sida et des membres des groupes vulnérables.

Depuis qu'il a pris ses fonctions en janvier 2007, le Secrétaire général a dit que l'une de ses expériences les plus émouvantes et formidables a été de rencontrer des collègues et d'autres personnes vivant avec le virus.

« Ce sont des gens très courageux et très motivés et ils devraient nous servir d'exemple à nous tous sur comment agir avec dignité face à l'adversité », a-t-il dit. « Qu'ils soient victimes de discrimination, notamment en termes de restriction sur leur capacité à traverser les frontières, devrait nous remplir de honte », a-t-il ajouté.

Dans les pays où il existe des lois protectrices, M. Ban a souligné que ceux vivant avec le VIH/sida ont un meilleur accès aux services de santé, entraînant moins d'infections, moins de demande pour un traitement antirétroviral et moins de morts.

A la Conférence, le Secrétaire général devait rencontrer des dirigeants mondiaux, des gens vivant avec le VIH/sida et d'autres personnes. Pendant sa visite de trois jours à Mexico qui a démarré dimanche, il doit avoir des discussions avec le Président du Mexique Felipe Calderón et le ministre mexicain des Affaires étrangères, Patricia Espinosa Cantellano.

M. Ban doit aussi faire un discours devant le Sénat et la Chambre des députés mexicains en session conjointe et discuter avec les autorités du changement climatique. Il doit également rencontrer des dirigeants du monde des affaires.

 

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