PNUE : Le G8, une occasion manquée pour les négociations sur le climat

9 juillet 2008

Les pays les plus riches du monde, réunis au G8 de Hokkaïdo au Japon, n'ont pas fait preuve d'un leadership suffisant sur le changement climatique, a déploré mercredi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE.

Les pays les plus riches du monde, réunis au G8 de Hokkaïdo au Japon, n'ont pas fait preuve d'un leadership suffisant sur le changement climatique, a déploré mercredi le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

« Il faut agir de toute urgence. Nous n'avons plus de temps à perdre. Je pense que les dirigeants du G8 [Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie et Etats-Unis], ont manqué l'occasion de lancer le signal qui aurait pu accélérer le processus international de négociation », a déclaré le directeur du PNUE, Achim Steiner, dans un communiqué.

Le G8 affirme en effet dans son communiqué final que « les dirigeants des principales économies, développées et en développement, s'engagent à lutter contre le changement climatique en fonction de leurs responsabilités et capacités respectives communes mais différenciées », sans citer d'objectifs chiffrés.

Or, les Etats Membres réunis à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Bali en décembre 2007 avaient convenu d'accélérer les négociations pour parvenir à des restrictions des émissions de gaz à effet de serre remplaçant celle du Protocole de Kyoto, au plus tard en 2009, à Copenhague.

« Il nous reste moins de sept ans pour stabiliser les émissions au niveau national », a souligné Achim Steiner, qui a regretté l'absence d'objectifs à court et à moyen terme. « Il reste 500 jours avant que nous nous retrouvions à Copenhague pour parvenir à un accord mondial » a-t-il rappelé.

Le directeur du PNUE a noté que si certains pays tels que l'Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, l'Afrique du Sud et l'Indonésie s'étaient désormais engagés à respecter des objectifs chiffrés, de nombreux pays industrialisés n'étaient même pas capables de respecter ceux du Protocole de Kyoto.

« Comment inciter les pays en développement à faire des investissements massifs alors que les pays développés ne peuvent même pas prendre ces importantes mesures », s'est-il interrogé. Il a rappelé que le but est de parvenir à des objectifs pour tous les pays industrialisés, à l'horizon 2020, « pas dans 42 ans ».

 

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