Liban : la situation reste fragile deux ans après la guerre entre Israël et le Hezbollah

9 juillet 2008

Deux ans après la guerre entre Israël et le Hezbollah, la situation au Liban demeure fragile, a affirmé mercredi le responsable des affaires politiques de l'ONU, B. Lynn Pascoe, à l'issue d'un exposé à huis-clos devant le Conseil de sécurité.

En août 2006, la résolution 1701 du Conseil de sécurité avait appelé la milice chiite libanaise Hezbollah à cesser immédiatement toutes ses attaques et Israël à cesser immédiatement toutes ses opérations militaires offensives au Liban. Depuis, la cessation des hostilités a tenu bon, mais les récents affrontements internes montrent que la situation a situation au Liban demeure fragile, a dit le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l'ONU, B. Lynn Pascoe.

« Nous regrettons les pertes en vies humaines à Tripoli. Nous sommes très préoccupés par ces affrontements », a-t-il souligné. « Par ailleurs les combats qui ont eu lieu en mai ont constitué un clair avertissement de la direction que peuvent prendre les choses ».

Le Secrétaire général adjoint a exprimé l'espoir qu'après l'accord de Doha [entre la majorité soutenant le Premier ministre Fouad Siniora et les mouvements regroupés autour du Hezbollah] la situation au Liban se stabiliserait, notamment avec l'élection du président Michel Suleiman. Il a à cet égard appelé les parties à « former un gouvernement sans plus attendre ».

B. Lynn Pascoe a par ailleurs insisté sur le désarmement. « Il y a énormément d'armes circulant au Liban », a-t-il fait remarquer, soulignant l'importance d'assurer l'embargo sur les armes, notamment par les pays voisins.

Le responsable des affaires politiques a espéré que des relations diplomatiques officielles seraient bientôt établies entre le Liban et la Syrie, comme l'a laissé entendre le président syrien Bachar al-Assad.

Il a enfin évoqué la question des fermes de Chebaa et salué les récents accords sur l'échange de prisonniers avec Israël. En réponse à une question concernant la requête du Premier ministre Siniora demandant la mise sous tutelle des Nations Unies du territoire des fermes de Chebaa, B. Lynn Pascoe a rappelé que les cartographes de l'ONU avaient procédé aux délimitations demandées par le Conseil de sécurité. Il a toutefois souligné qu'en ce qui concerne la souveraineté sur ce territoire, « c'est aux parties concernées de procéder à un accord ».

Les « fermes de Chebaa », une bande de terre occupée par l'armée israélienne, est revendiquée par le Liban et le Hezbollah comme faisant partie du territoire libanais. L'ONU a établi au moment du retrait d'Israël du Liban que le territoire appartenait à la Syrie. Damas a affirmé qu'il revenait au Liban, mais aucun accord n'a été obtenu pour transférer la souveraineté sur ce territoire de la Syrie au Liban.

 

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