Crise alimentaire : la FAO, le FIDA et le PAM appellent à une nouvelle révolution verte

8 juillet 2008

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont appelé mardi le G8 à contribuer à une nouvelle révolution verte face à la crise alimentaire mondiale actuelle.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont appelé mardi le G8 à contribuer à une nouvelle révolution verte face à la crise alimentaire mondiale actuelle.

Les chefs des trois agences des Nations Unies basées à Rome ont exhorté dans un communiqué commun les huit puissances les plus riches de la planète (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie), qui sont actuellement réunies à Hokkaïdo au Japon, à aider le monde à se nourrir.

Selon eux, une des principales causes sous-jacentes de la crise alimentaire mondiale actuelle est la baisse dramatique des investissements dans l'agriculture durant les trois décennies écoulées, période durant laquelle l'aide publique au développement (APD) est passée de 17 % à environ 3 % en 2006.

“Le Sommet du G8 au Japon pourrait contribuer de manière décisive à la lutte contre la faim et la pauvreté en inversant cette tendance et en accordant une plus grande part de l'aide au développement au secteur agricole et rural”, souligne la déclaration paraphée par Jacques Diouf, directeur général de la FAO, Lennart Båge, président du FIDA, et Josette Sheeran, directeur exécutif du PAM.

“En catalysant les investissements publics et privés, une telle décision pourrait accélérer la stratégie contre la faim consignée dans l'importante Déclaration adoptée par 180 pays et la Communauté européenne lors du Sommet sur la sécurité alimentaire de juin 2008”, ajoutent-ils.

L'objectif de cette stratégie est de réhabiliter l'agriculture durable comme moteur principal du développement et, à cet effet, tirer profit de l'énorme potentiel des petits agriculteurs du monde entier.

Il s'agit de « donner aux pays pauvres la possibilité de se nourrir de nouveau par leurs propres moyens, une capacité qu'ils ont perdu durant les décennies pendant lesquelles il était possible d'importer des aliments à bon prix et après que les catastrophes naturelles ont triplé”, indique la déclaration.

Selon les trois agences de l'ONU, cela revient à lancer une nouvelle “révolution doublement verte” en vue de doubler la production alimentaire mondiale d'ici à 2050 pour nourrir une population mondiale appelée à dépasser les 9 milliards. Cette révolution agricole doit permettre de produire davantage, mais dans le respect de l'environnement et de manière durable.

 

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