RDC : militaires et policiers sont les principaux responsables des violations des droits de l'homme

18 juin 2008

Les membres de l'armée gouvernementale et de la police de la République Démocratique du Congo sont les principaux violateurs des droits de l'homme de la population civile, notamment par l'intermédiaire d'actes de viol et de torture, souligne aujourd'hui la Mission des Nations Unies dans le pays (MONUC).

Des éléments de l'armée et de la police sont également impliqués dans l'exploitation illégale des ressources naturelles, ce qui représente une source croissante d'insécurité pour la population, indique la MONUC dans son dernier rapport mensuel sur la situation des droits de l'homme dans le pays.

Le gouvernement a réagi à cette situation en obtenant l'emprisonnement, avec des peines allant de 5 à 15 ans, de cinq soldats accusés de viol sur des personnes mineures.

Le rapport note cependant qu'alors que le pays connaît un nombre croissant d'évasions de prisonniers, le gouvernement continue d'interdire au Bureau des Nations Unies aux droits de l'Homme (BNUDH) d'accéder aux centres de détention.

Il y aurait plusieurs cas d'arrestations arbitraires et de détentions illégales dans le pays.

Le rapport souligne aussi que des groupes armés étrangers et nationaux continuent d'être responsables de la détérioration globale de la situation sécuritaire et des droits de l'homme dans plusieurs régions.

La MONUC indique enfin que le procès en appel du meurtre du journaliste Serge Maheshe est marqué par de graves violations des normes de déroulement d'un procès équitable.

Ce journaliste de Radio Okapi, la radio créée conjointement par la MONUC et la fondation Hirondelle, a été assassiné en pleine rue le 13 juin 2007.

 

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