Le Sahel est le point d'impact principal du changement climatique – Jan Egeland

2 juin 2008

Si le Sahel est actuellement la région la plus exposée aux conséquences des changements climatiques, il est possible d'éviter des conflits en investissant suffisamment, a estimé aujourd'hui le Conseiller spécial du Secrétaire général Jan Egeland.

Ce dernier est arrivé au Burkina Faso, première étape d'une mission de cinq jour destinée à attirer l'attention sur les besoins des pays africains du Sahel face aux effets des changements climatiques, du trafic d'armes et du trafics de drogues, ainsi que d'autres facteurs pouvant conduire à des conflits armés, a rapporté une porte-parole de l'ONU à New York.

Prenant la parole à Ouagadougou, Jan Egeland a estimé que le Sahel était le « ground zero » du changement climatique, en référence à un terme synonyme de catastrophe, indiquant à l'origine le point d'impact d'une bombe atomique, et depuis le 11 septembre 2001 le site de l'attentat contre le World Trade Center.

« Mais cela ne signifie pas que des conflits soient inévitables si l'on investit suffisamment dans l'adaptation au climat et dans la coopération entre les pays », a dit le Conseiller spécial qui a occupé pendant plusieurs années le poste de Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies.

Ce dernier a cité l'exemple des « guerres de l'eau » que l'on prédisait il y a 15 ou 20 et qui n'ont pas eu lieu grâce à la coopération.

Du Burkina Faso, Jan Egeland se rendra au Mali et au Niger. Il visitera notamment de vastes régions autrefois recouvertes par des lacs, qui se sont évaporés, afin de se rendre compte de l'impact sur les communautés.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.