La FAO prévoit la persistance de prix agricoles élevés

29 mai 2008

Selon l'agence des Nations Unies pour l'alimentation, les prix des produits agricoles devraient fléchir par rapport à leurs récents niveaux record mais devraient, sur les dix prochaines années, se maintenir au-dessus de leur valeur moyenne de la décennie passée.

"Des mesures cohérentes doivent être prises de toute urgence par la communauté internationale pour réduire l'incidence de l'augmentation des prix sur les populations pauvres et qui souffrent de la faim," a signalé M. Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, lors de la présentation à Paris des dernières Perspectives agricoles de l'OCDE et de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

"Il ne devrait plus faire de doute à présent que l'agriculture doit à nouveau faire partie du Programme d'action en faveur du développement. »

La FAO précise que les prix élevés actuels frapperont plus durement les populations pauvres et qui souffrent de la faim, surtout les acheteurs nets de denrées alimentaires, en particulier dans les zones urbaines des pays à faible revenu.

D'après le rapport, les prix réels devraient augmenter de moins de 10 % pour le riz et le sucre, de moins de 20 % pour le blé, et d'environ 30 % pour le beurre, les céréales secondaires et les oléagineux et jusqu'à 50 % pour les huiles végétales.

Les prix élevés du pétrole, le changement des régimes alimentaires, l'urbanisation, la croissance économique, l'augmentation de la population mondiale ainsi que la demande croissante de biocarburant sont les principaux facteurs qui expliquent cette augmentation prévisible.

La FAO préconise une mobilisation urgente de l'aide humanitaire pour faire face à cette situation dramatique, mais estime qu'à plus long terme l'accent doit être mis sur l'augmentation de la productivité des exploitations agricoles dans les pays à faible revenu ainsi que sur la croissance et le développement économique en général.

"Face à une augmentation des prix des produits alimentaires, la solution n'est pas le protectionnisme mais l'ouverture des marchés agricoles et la libération de la capacité productive des agriculteurs qui ont su, à plusieurs reprises déjà, répondre aux incitations du marché", a souligné Angel Gurría, le Secrétaire général de l'OCDE.

 

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