Grippe aviaire: des experts contestent l'utilité préventive de tuer les oiseaux sauvages

23 mai 2008

L'Équipe spéciale de la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage et de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, a étudié, aujourd'hui, les réponses apportées aux dernières irruptions du virus H5N1.

Les participants à cette réunion ont condamné la poursuite de mesures qui consistent à tuer les oiseaux sauvages et à détruire leurs nids et leurs habitats en zone humide pour répondre ou prévenir le risque d'infection, rapporte un communiqué du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE).

« Ces mesures de contrôle ou de prévention de la grippe aviaire n'ont aucune base scientifique et endommagent la préservation de l'environnement, » a averti Robert. Hepworth, le Secrétaire exécutif de la Convention sur la conservation des espèces migratrices. « De plus, elles risquent d'exacerber le problème en provoquant un dispersement d'oiseaux malades. »

Les participants ont également souligné qu'un large éventail de mesures est nécessaire pour enrayer la propagation de la grippe aviaire. Ils ont notamment prôné la création d'un bon système de coordination aussi bien sur le plan international et national que sur le plan scientifique, réunissant l'expertise d'épidémiologistes, de vétérinaires, de biologistes et d'ornithologistes. Ces mesures permettraient également de mieux gérer d'autres irruptions de maladies d'animaux sauvages, ont-ils fait remarquer.

Ils ont également recommandé la création d'un système de surveillance et d'alerte rapide à l'échelle internationale.

L'Equipe spéciale s'est penchée sur cette question dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la biodiversité qui se tient actuellement à Bonn.

 

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