Le Conseil de sécurité réuni sur la question de la consolidation de la paix après les conflits

20 mai 2008

Le Conseil de sécurité tenait aujourd'hui une séance publique sur la consolidation de la paix, en présence de plusieurs ministres, du Secrétaire général et de son Conseiller spécial Lakhdar Brahimi et du Vice-Président principal de la Banque mondiale.

Le Conseil de sécurité tenait aujourd'hui une séance publique sur la consolidation de la paix, en présence de plusieurs ministres, du Secrétaire général et de son Conseiller spécial Lakhdar Brahimi et du Vice-Président principal de la Banque mondiale.

« Les leçons que nous avons pu tirer dans de nombreux pays, qu'il s'agisse de la République démocratique du Congo (RDC), de la Sierra Leone, du Timor-Leste, d'Haïti, du Burundi et du Libéria, montrent qu'au-delà des différences de contextes, trois priorités s'y imposent de façon commune », a rappelé le Secrétaire général dans son allocution d'ouverture.

« Il faut tout d'abord mettre en place des processus politiques viables pour soutenir les accords de paix et légitimer les autorités nationales. Il est ensuite nécessaire de restaurer la sécurité et l'état de droit, y compris en développant et renforçant des secteurs de la sécurité et de la justice transparents et efficaces. Enfin, la population locale doit pouvoir bénéficier de services de base le plus vite possible, afin d'assurer les conditions d'un développement de long-terme.

Le Secrétaire général a souligné l'importance de la coordination entre les autorités nationales, régionales et les Nations Unies.

« C'est en travaillant ensemble, comme par exemple au Libéria ou en Sierra Leone, que notre réponse sera la plus efficace, a dit le Secrétaire général. La coordination et la clarté dans la direction de ces efforts sont cruciales pour que chaque partenaire apporte un appui décisif ».

« Par ailleurs, des capacités suffisantes sont indispensables ».

« Si les Nations Unies doivent prendre la direction de ces efforts sur le terrain, il faut que mes Représentants spéciaux soient investis des pouvoirs nécessaires. Ils ont besoin d'identifier les priorités stratégiques, d'élaborer les plans de reconstruction et de relèvement, et de mobiliser les fonds et les ressources avec les partenaires de développement. En alignant, sinon en intégrant, nos instruments respectifs, tels que ceux que représentent les rapports au Conseil de sécurité, les conférences d'annonces de contributions et les efforts de secours, alors nous pourrons garantir la poursuite de priorités de manière cohérente », a-t-il expliqué.

Nous devrions également envisager les évaluations conjointes et le renforcement des mécanismes de rapport auprès du Conseil de sécurité sur les besoins critiques de relèvement –en nous appuyant sur l'expertise de toute la famille des Nations Unies, ainsi que sur celle des institutions financières internationales, a dit Ban Ki-moon.

Le Secrétaire général a ensuite proposé de forger une expertise civile.

Les capacités de la Police des Nations Unies, réelles quoique limitées, sont un pas dans la bonne direction, a-t-il affirmé, comme le démontre le récent lancement d'une Équipe de réserve d'experts en médiation.

La création d'un Bureau de l'état de droit et des institutions sécuritaires au sein du Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) reflète également l'engagement de l'ONU en faveur du respect de l'état de droit, des droits de l'homme et de la réforme du secteur de la sécurité.

Mais nous manquons cruellement de juges, de directeurs d'institutions pénitentiaires, d'administrateurs de l'État et de gestionnaires –en particulier ceux qui possèdent une expertise et une connaissance des pays et des systèmes concernés. Nous devons élargir rapidement nos efforts pour fournir des ressources mondiales pour la paix, a souligné Ban Ki-moon.

Hier, le Secrétaire général participait à une séance de la Commission de consolidation de la paix consacrée à la Sierra Leone.

 

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