Au terme de sa visite à Atlanta, Ban Ki-moon plaide pour la santé des plus pauvres

9 mai 2008

Le Secrétaire général de l'ONU, qui se trouve depuis hier en visite officielle à Atlanta, dans le sud des Etats-Unis, a participé aujourd'hui à une réunion avec des experts mondiaux de la santé où il a souligné, notamment, l'urgence de faire progresser la question de la santé maternelle.

« Nous sommes ici non seulement parce que la santé mondiale est un défi énorme, mais aussi parce que nous pouvons faire quelque chose », a déclaré Ban Ki-moon à la presse, après la réunion au Centre Carter d'Atlanta, à laquelle ont participé, entre autres, la directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, et l'ancienne responsable de l'agence et Premier ministre de la Norvège, Gro Harlem Brundtland.

Si un consensus a été réuni sur l'urgence de renforcer les systèmes de santé à travers le monde, en particulier pour les plus pauvres et les plus vulnérables, le Secrétaire général a rappelé que la santé maternelle était l'Objectif du Millénaire pour le développement qui faisait le moins de progrès.

« Il est inacceptable que plus d'un demi-million de mères meurent chaque année », a lancé Ban Ki-moon qui a précisé que la réunion avait permis d'avancer des moyens concrets d'améliorer la santé des femmes.

Les maladies tropicales doivent aussi faire l'objet d'une attention particulière, a-t-il ajouté, car plus d'un milliard de personnes dans le monde – soit un sixième de l'humanité – souffrent d'une de ces maladies qui sont négligées sur le plan de l'action internationale.

Le Secrétaire général a par ailleurs participé aujourd'hui à un déjeuner avec des représentants de grandes entreprises du secteur privé.

Rappelant l'importance du rôle des compagnies privées dans la lutte contre la pauvreté, il a précisé que près de 5.000 entreprises, dans 120 pays, avaient rejoint le Pacte mondial, une initiative lancée en 1999 afin d'inciter les entreprises à adopter, soutenir et appliquer dans leur sphère d'influence un ensemble de normes relatives aux droits de l'homme, la lutte contre la corruption, le droit du travail et la protection de l'environnement.

En visite hier à la bibliothèque Robert W. Woodruff, Ban Ki-moon a eu accès à une collection de manuscrits de Martin Luther King Jr., l'activiste des droits civils et politiques assassiné en 1968, dont il a salué le « courage sans limite ».

A cette occasion, il a fait remarquer que les valeurs défendues par le révérend Martin Luther King Jr. étaient partagées par les Nations Unies. « Le Dr. King reste un défenseur inégalé de tout ce que l'ONU veut promouvoir : la paix, la justice économique et sociale, et les droits de l'homme », a-t-il affirmé.

 

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