Crise alimentaire : Louise Arbour demande l'intégration des 'marginaux'

1 mai 2008

« L’aide alimentaire aux populations gravement touchées par la hausse des prix alimentaires est une ‘obligation’, et non un ‘acte de charité’ » a déclaré aujourd’hui la Haut Commissaire aux droits de l’homme, Louise Arbour, qui a insisté pour y inclure les populations marginalisées.

« Si l’on porte son attention sur ceux qui sont dans le plus grand besoin, il faut inclure non seulement les plus pauvres, mais aussi ceux qui sont particulièrement vulnérables à la discrimination basée sur le sexe, l’ethnicité ou le handicap », a déclaré Louise Arbour dans un communiqué publié aujourd’hui à Genève.

Reprenant les propos du Secrétaire général de l’ONU, qui a récemment souligné la nécessité urgente de nourrir ceux qui ont faim, la Haut Commissaire a insisté sur l’importance de s’occuper du sort des exclus, et de s’attaquer aux causes de cette exclusion : un aspect « essentiel », selon elle, à la résolution de la crise actuelle.

Par ailleurs, Louise Arbour a mis en garde sur les possibles violations à d’autres droits de l’homme que pourraient entraîner les troubles sociaux provoqués par la crise alimentaire, notamment la liberté d’expression et la liberté de réunion et d'association pacifiques.

 

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