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L'ONU salue la motion de la Chambre des communes canadienne sur les peuples autochtones

L'ONU salue la motion de la Chambre des communes canadienne sur les peuples autochtones

Un graphique avec le texte « Populations Autochtones » en lettres blanches sur fond bleu et rouge.
Rodolfo Stavenhagen, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme et des libertés fondamentales des peuples autochtones, et d'autres experts de l'ONU ont salué la récente recommandation, par la Chambre des communes du Canada, sur l'adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

Rodolfo Stavenhagen, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme et des libertés fondamentales des peuples autochtones, et d'autres experts de l'ONU ont salué la récente recommandation, par la Chambre des communes du Canada, sur l'adoption de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

« Nous saluons avec une satisfaction particulière la motion adoptée par la Chambre des communes canadienne le 8 avril 2008, relative à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et appelant le Parlement et le gouvernement à « mettre en oeuvre complètement les normes qui y sont contenues ». L'engagement de la législature à mettre en pratique les provisions de la Déclaration de l'ONU est un signe fort pour les populations autochtones au Canada et dans d'autres pays », ont déclaré aujourd'hui conjointement Rodolfo Stavenhagen, Miloon Kothari - le Rapporteur spécial sur le logement convenable, Doudou Diène - le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, ainsi que le Groupe de travail sur la détention arbitraire.

Le Canada faisait partie des quatre pays qui avaient voté contre l'adoption de la Déclaration le 13 septembre dernier à l'Assemblée générale (dépêche du 13.09.2008).

La Déclaration, fruit de deux décennies de travaux, affirme notamment que les peuples autochtones ont le droit à l'autodétermination et qu'en vertu de ce droit ils déterminent librement leur statut politique et recherchent librement leur développement économique, social et culturel.

Le texte prévoit que les États doivent accorder réparation par le biais de mécanismes efficaces, y compris en matière de restitution, mis au point en concertation avec les peuples autochtones, en ce qui concerne les biens culturels, intellectuels, religieux et spirituels qui leur ont été pris sans leur consentement libre, préalable et éclairé, ou en violation de leurs lois, traditions et coutumes.

L'initiative prise par la Chambre des communes du Canada intervient alors que la Bolivie et l'Équateur ont récemment donné force de loi à la Déclaration et que d'autres pays sont engagés dans des processus similaires.