Libéria : le retrait planifié des forces de la Mission a commencé

14 avril 2008

Ellen Margrethe Loj, la Représentante spéciale du Secrétaire général au Libéria, a informé aujourd'hui le Conseil de sécurité qu'en vertu de la résolution 1777 de 2007, le retrait de certaines forces de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) avait commencé.

Ellen Margrethe Loj, la Représentante spéciale du Secrétaire général au Libéria, a informé aujourd'hui le Conseil de sécurité qu'en vertu de la résolution 1777 de 2007, le retrait de certaines forces de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) avait commencé.

« Le retrait de la MINUL s'effectue de manière bien planifiée afin de minimiser les menaces à la sécurité de l'État », a indiqué aujourd'hui Ellen Margrethe Loj devant le Conseil de sécurité, à qui elle a présenté ce matin le 16ème rapport du Secrétaire général sur les activités de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL).

« Le plan de retrait est fait de façon à donner au Libéria le temps et l'espace nécessaires à la formation de sa propre police et de ses propres forces militaires, et de lui permettre d'assumer progressivement l'entière responsabilité de sa sécurité nationale », a-t-elle ajouté.

La Représentante spéciale a cependant souligné que les progrès considérables enregistrés ces dernières années ne devaient pas masquer la fragilité de l'espoir et de la paix dans le pays.

« La sécurité du Libéria continue de dépendre largement de la présence des forces militaires et de police de la MINUL. C'est une preuve claire que la paix n'est pas encore enracinée et que le temps n'est pas encore venu de crier victoire et de quitter le pays », a-t-elle insisté.

Un bataillon de la Namibie et un autre du Bangladesh ont été retirés, tandis qu'un autre du Sénégal devrait être rapatrié en juin. D'ici le 30 septembre prochain, 2.450 troupes devraient être retirées, réduisant les effectifs militaires à 11.691.

Ellen Margrethe Loj, qui a rendu hommage à son prédécesseur, Alan Doss, pour le travail effectué, a précisé qu'avec la réforme du secteur de la sécurité, il était nécessaire de procéder à la réforme des institutions de l'État de droit ainsi qu'à la mise en oeuvre de la nouvelle stratégie de réduction de la pauvreté, avec comme priorité la lutte contre le taux de chômage élevé.

Si elle a qualifié les résultats accomplis en deux ans par le gouvernement dirigé par Ellen Johnson Sirleaf de « réellement incroyables et hautement admirables », elle a rappelé le lien étroit qui existe entre sécurité et développement. Les besoins en financement sont élevés et il faut au pays l'aide des Nations Unies et de la communauté internationale, a-t-elle indiqué.

S'adressant à la presse après son exposé devant le Conseil de sécurité, elle a exprimé son inquiétude devant le nombre de viols dans le pays, notamment des agressions sexuelles commises sur de jeunes enfants. « Les 15 viols déclarés chaque semaine ne sont que la pointe de l'iceberg », a-t-elle affirmé, en ajoutant que la violence contre les femmes, et les violences commises par des groupes représentaient aussi de graves sujets de préoccupation.

 

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