Somalie : les agences humanitaires dénoncent une situation humanitaire alarmante

26 mars 2008

Alors que 39 organisations non-gouvernementales ont lancé un cri d'alarme sur l'aggravation de la crise en Somalie, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) se joint à leur appel et s'inquiète également de la détérioration de la situation humanitaire, notamment la présence d'un million de personnes déplacées dans le pays.

« Tandis que la crise empire, les agences humanitaires somaliennes et internationales ne peuvent plus correctement répondre aux besoins. Les attaques et les assassinats de travailleurs humanitaires, le pillage des articles humanitaires, et l'absence de respect du droit international humanitaire de la part de toutes les parties au conflit ont privé deux millions de Somaliens de l'aide humanitaire essentielle », indique un communiqué publié aujourd'hui par OCHA.

Avec plus d'un million de personnes déplacées, le pays accuse aussi des hausses record des prix alimentaires, une hyperinflation et une sécheresse sur une grande partie du territoire. Les ONG qui ont lancé un cri d'alarme estiment aussi que la pénurie d'eau et de nourriture devrait s'aggraver si les pluies saisonnières d'avril à juin ne sont pas suffisantes, comme ce sera probablement le cas.

« 82% des personnes nouvellement déplacées se sont concentrées dans des zones qui connaissent déjà les problèmes les plus graves en termes d'accès à l'alimentation, d'effondrement des moyens de subsistance, de sécheresse et de niveau de nutrition », indique le communiqué.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a de son côté jugé que la Somalie était le « pire endroit » du monde pour les enfants.

Avec l'assassinat de six travailleurs humanitaires depuis le début de l'année et un climat croissant d'insécurité dans l'ensemble du pays, les ONG considèrent que leur travail ne devrait pas être facilité dans un proche avenir.

OCHA a demandé aux parties de lever les restrictions imposées aux agences humanitaires et de supprimer les barrages et les points de contrôle sur les routes, dont le nombre est passé de 147 en janvier 2007 à 396 actuellement.

 

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