Asie/Pacifique : l'urbanisation a contribué à la croissance économique, mais aussi à la pauvreté urbaine

19 mars 2008

Un taux d'urbanisation élevé qui va de pair avec une pauvreté urbaine également en augmentation, une consommation d'énergie qui a doublé et une motorisation croissante qui a favorisé la mobilité mais aussi la pollution : voici les grandes tendances que révèle l'Annuaire statistique pour l'Asie et le Pacifique 2007 publié aujourd'hui par la Commission économique et sociale de la région (CESAP).

Un taux d'urbanisation élevé qui va de pair avec une pauvreté urbaine également en augmentation, une consommation d'énergie qui a doublé et une motorisation croissante qui a favorisé la mobilité mais aussi la pollution : voici les grandes tendances que révèle l'Annuaire statistique pour l'Asie et le Pacifique 2007 publié aujourd'hui par la Commission économique et sociale de la région (CESAP).

« En 1990, 33% de la population de l'Asie vivait en zone urbaine, contre 41% aujourd'hui », indique un communiqué transmis aujourd'hui à l'occasion de la publication de l'Annuaire statistique de l'Asie et du Pacifique 2007.

Cette urbanisation, particulièrement marquée dans les pays de l'Asie du Sud-Est, a eu un effet amplificateur sur la pauvreté urbaine, les deux cinquièmes des habitants des villes de la région vivant actuellement dans des bidonvilles.

« Nous voyons de plus en plus de personnes vivant dans des taudis et cela a un effet négatif sur la possibilité d'accéder à de l'eau propre et à des installations sanitaires dans les zones urbaines », a déclaré Pietro Gennari, le chef de la Division des statistiques, responsable de la publication.

La croissance économique rapide qu'a connue la région a certes amélioré les conditions socio-économiques, mais la pression sur l'environnement a été « énorme », selon l'Annuaire, notamment en raison de l'augmentation de la consommation d'énergie.

Celle-ci a plus que doublé entre 1990 et 2004, un taux unique au monde.

Le taux de motorisation, qui s'est également considérablement accru, a amélioré la mobilité dans la région tout en élevant les niveaux de pollution. Cette mobilité s'explique par la multiplication des véhicules motorisés – souvent des deux ou trois-roues -, mais peu par la construction de chemins de fer, dont le nombre reste cependant plus élevé proportionnellement qu'en Amérique latine et aux Caraïbes.

Cette année, l'édition de cet Annuaire se caractérise par la compilation de données provenant entièrement de sources mondiales – ONU et autres organisations internationales – ce qui facilite les comparaisons.

 

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