Tchad: le coordonnateur humanitaire souhaite sensibiliser l'opinion publique sur la situation humanitaire

13 mars 2008

Kingsley Amaning, Coordonnateur des opérations humanitaires des Nations Unies au Tchad, a sonné aujourd'hui l'alarme sur l'aggravation de la crise dans le pays, dont les conséquences sur la vie quotidienne des Tchadiens sont selon lui « catastrophiques ».

« Le monde doit savoir ce qui se passe au Tchad, les souffrances interminables, les violations des droits de l'homme, la dignité et la sécurité de centaines de milliers de personnes bafouées depuis des années », a-t-il déclaré aujourd'hui lors d'une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York (webcast).

Les violences dans cette région de l'Afrique ont provoqué l'afflux de réfugiés des pays voisins– presque 250.000 en provenance du Soudan et près de 60.000 de République centrafricaine – auxquels viennent se rajouter les personnes déplacées internes en raison du conflit.

Les agences humanitaires doivent par ailleurs faire face à de sérieux obstacles pour mener à bien leur mandat, notamment l'insécurité à laquelle elles ne peuvent échapper.

A cela s'ajoute le manque de financement, comme l'atteste le versement de seulement 2% des 280 millions de dollars que représentait l'appel humanitaire pour 2008.

Kingsley Amaning a cependant indiqué que pour mettre fin à la crise humanitaire, la communauté internationale devait surtout exercer toute son influence sur les parties afin de parvenir à un accord politique.

Quant au déploiement de l'Eufor, la Force européenne mandatée par l'ONU pour la protection des populations civiles, le Coordonnateur humanitaire voit en elle la possibilité de sécuriser la région, facilitant ainsi l'acheminement de l'aide humanitaire.

 

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