La Guinée- Bissau recommandée pour un appui du Fonds de consolidation de la paix

21 février 2008

Face aux explications détaillées du Premier ministre et de l'urgence de la situation, la Commission de consolidation de la paix a décidé hier de demander au Secrétaire général de l'ONU de déclarer la Guinée- Bissau éligible au Fonds de consolidation de la paix.

Face aux explications détaillées du Premier ministre et de l'urgence de la situation, la Commission de consolidation de la paix a décidé hier de demander au Secrétaire général de l'ONU de déclarer la Guinée- Bissau éligible au Fonds de consolidation de la paix.

Accompagné de ses ministres de la Défense et des Finances ainsi que de son Secrétaire d'État à la coopération internationale, le Premier ministre de la Guinée- Bissau, M. Martinho Dafa Cabi, a énuméré hier devant la Commission de consolidation de la paix les priorités et les défis que son gouvernement a identifiés, depuis son investiture, en avril 2007.

Le Premier ministre a en effet dit son intention de soumettre à la Commission un certain nombre de projets à impact rapide dans les domaines des élections, de l'énergie, de la santé et de la création d'emplois pour les jeunes. M. Dafa Cabi a particulièrement insisté sur l'appui que son pays attend de la communauté internationale pour organiser en novembre ou en décembre 2008 des élections ouvertes et transparentes, répondre à la pénurie récurrente d'électricité et renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants « qui compromet gravement les efforts du pays ».

La situation de la Guinée- Bissau a été inscrite à l'ordre du jour de la Commission de consolidation de la paix le 19 décembre 2007, après que cette dernière a, au cours de ses années d'existence, adopté les cadres stratégiques pour la consolidation de la paix au Burundi et en Sierra Leone.

Malgré les progrès enregistrés à ce jour, a prévenu le Premier ministre, des difficultés persistent, dont celles liées au manque ou à la lenteur des mécanismes de déboursement des fonds nécessaires à la mise en œuvre des réformes. Une prolongation des délais équivaut à un maintien des obstacles à la paix et à la stabilité, et donc à une menace à la démocratie naissante.

 

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