Plusieurs membres du Conseil de sécurité reconnaissent la déclaration d'indépendance du Kovoso

19 février 2008

Le Conseil de sécurité s'est réuni par deux fois dimanche et lundi sur la question du Kosovo, après que les autorités ont déclaré unilatéralement leur indépendance. Marquant une profonde division, plusieurs membres du Conseil ont reconnu cette déclaration.

Le Conseil de sécurité s'est réuni par deux fois dimanche et lundi sur la question du Kosovo, après que les autorités ont déclaré unilatéralement leur indépendance. Marquant une profonde division, plusieurs membres du Conseil ont reconnu cette déclaration.

Malgré le plaidoyer du président serbe, Boris Tadic, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, membres permanents du Conseil de sécurité, et la Belgique, la Croatie et l'Italie, membres non permanents, ont annoncé le lancement de leurs procédures diplomatiques de reconnaissance d'un Kosovo indépendant.

Compte-rendu approfondi de la séance dans le communiqué de l'ONU.

« La Serbie n'acceptera jamais cette indépendance de sa province, a réaffirmé le président Tadic, invoquant « une violation flagrante » de la résolution 1244 (1999) et des principes de souveraineté et d'intégrité territoriale consacrés par la Charte des Nations Unies.

« Si vous fermez les yeux aujourd'hui sur cet acte unilatéral et illégal, qui vous dit qu'une partie de votre propre pays ne proclamera pas un jour à son tour son indépendance de la même manière illégale? Êtes-vous conscients du précédent que cela représente et des conséquences catastrophiques qu'il pourrait avoir ? », a demandé le président Tadic aux États membres du Conseil « qui connaissent les mêmes problèmes que la Serbie ».

D'autres membres du Conseil ont exprimé leur réticence : avec d'autres délégations, le représentant de la Chine a rappelé que son pays avait toujours plaidé pour une solution négociée mutuellement acceptable par les parties. Son homologue de l'Indonésie s'est demandé avec suspicion pourquoi certains membres du Conseil ont renoncé si vite à soutenir les négociations sur le statut du Kosovo alors qu'ils continuent d'appeler au dialogue dans d'autres conflits plus anciens.

L'échec des négociations, qui ont duré deux longues années, ont rétorqué les pays interpellés, a montré l'impossibilité de concilier les points de vue en présence sur la question du Kosovo. Le statu quo était devenu intenable, ont insisté des délégations comme celles des États-Unis et de la France, en arguant que la large adhésion au Plan de l'Envoyé spécial du Secrétaire général, l'ex-président finlandais Martti Ahtissari, qui a préconisé l'indépendance sous supervision internationale, dans un premier temps, a prouvé qu'il s'agissait de la seule option réaliste et viable.

 

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