FIDA : le réchauffement climatique pousse le &#39prix du développement&#39 à la hausse

13 février 2008

« Le réchauffement climatique peut être particulièrement préjudiciable à la production agricole, il est donc crucial de soutenir ce secteur », a affirmé aujourd&#39hui le Secrétaire général de l&#39ONU pendant la 31ème session du Conseil d&#39administration du Fonds international de développement agricole (FIDA).

« Les changements climatiques bouleversent les cycles climatiques et perturbent les écosystèmes fragiles, ce qui met en danger les cycles de récoltes et la production alimentaire », a déclaré Ban Ki-moon aujourd'hui dans un message adressé aux délégués des 164 États membres du FIDA réunis pour la 31ème session du Conseil d'administration.

« Conjugué à l'augmentation considérable des prix alimentaires de l'année dernière, le réchauffement climatique favorise l'apparition d'une sévère crise alimentaire », a alerté le Secrétaire général.

Il a rappelé à cette occasion que 2008 était l'année du `milliard des plus démunis´, les plus pauvres et les plus vulnérables, pour qui atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, notamment la réduction de la moitié des chiffres de la faim et de la pauvreté, était une question cruciale.

Lennart Båge, le président du FIDA, s'est également dit inquiet devant le phénomène du changement climatique, qui « pousse à la hausse le prix du développement ». « Il faudra beaucoup d'argent supplémentaire pour aider les pays pauvres à s'adapter au changement climatique et rendre nos investissements `résistants aux climat´ », a-t-il déclaré lors de l'ouverture de la réunion.

Il a appelé la communauté internationale à accroître ses investissements dans l'agriculture durable à petite échelle, afin de réduire la pauvreté tout en combattant les changements climatiques.

« Les petits agriculteurs font partie de la solution aux problèmes », a-t-il expliqué. « Leur façon de gérer la terre nous concerne tous et leur capacité d'absorber ou de produire du carbone dépendra des opportunités qu'ils auront et des encouragements qu'ils recevront », a-t-il affirmé.

Pourtant, dans les pays les plus pauvres les dépenses budgétaires pour l'agriculture ont chuté vertigineusement au cours des trente dernières années, l'aide au développement pour ce secteur passant de 18% en 1979 à 2,9% en 2006.

La directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, a rappelé pendant la conférence que 80% des personnes exposées à l'insécurité alimentaire vivaient en zone rurale. « Le partenariat entre le PAM, le FIDA et la FAO est encore plus vital au regard des changements climatiques », a-t-elle appuyé.

Une affirmation qui a fait écho aux propos de James Butler, le directeur-général adjoint de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui a plaidé pour une coopération accrue entre les trois agences des Nations Unies basées à Rome.

 

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