Inquiétude pour 50.000 réfugiés centrafricains au Tchad

6 février 2008

Alors que 50.000 réfugiés centrafricains au Tchad risquent d&#39être à nouveau déplacés en raison de la situation dans le pays, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) redoute les conséquences de la crise dans la région Tchad-République centrafricaine-Soudan sur les populations civiles, forcées de se déplacer.

Alors que 50.000 réfugiés centrafricains au Tchad risquent d'être à nouveau déplacés en raison de la situation dans le pays, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) redoute les conséquences de la crise dans la région Tchad-République centrafricaine-Soudan sur les populations civiles, forcées de se déplacer.

« La communauté humanitaire en République centrafricaine se tient prête à aider et protéger n'importe quel civil, tchadien ou centrafricain, qui entre dans le pays en conséquence des récentes violences », a déclaré le coordonnateur humanitaire Toby Lanzer, selon un communiqué publié aujourd'hui par OCHA.

Depuis 2007, le conflit entre les forces gouvernementales et des groupes d'opposition ont provoqué la fuite de milliers de Centrafricains vers le nord du pays et au Tchad.

John Holmes, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, a fait part de sa préoccupation pour les 50.000 réfugiés qui se trouvent dans le sud du Tchad, dont presque 6.000 arrivés au cours des deux derniers mois. « Ces gens-là ont tout perdu. Et la récente crise au Tchad signifie qu'ils risquent d'être encore déplacés », a-t-il déclaré.

Près de 200.000 personnes sont déplacées dans le nord de la République centrafricaine, et les agences de l'ONU, avec 28 organisations non-gouvernementales, ont uni leurs forces pour faire face aux conséquences humanitaires. Elles évaluent les fonds requis pour 2008 à 92,6 millions de dollars.

Par ailleurs, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a annoncé qu'il avait envoyé personnel et matériel vers Kousséri, une ville camerounaise à la frontière avec le Tchad, alors qu'entre 20.000 et 30.000 personnes ont traversé le fleuve frontalier pour échapper aux combats dans la capitale tchadienne N'Djamena.

« Nous travaillons avec les autorités locales et la Croix-Rouge pour aider les réfugiés à Kousséri », a déclaré Gilbert Loubaki, le délégué adjoint en charge de la protection au bureau du HCR à N'Djamena, selon un communiqué publié à Kousséri.

Par ailleurs dans l'est du Tchad, et malgré l'insécurité, le HCR et ses partenaires continuent de gérer 12 camps pour plusieurs centaines de milliers de réfugiés en provenance du Darfour voisin.

 

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